dimanche 25 juillet 2010

Le transport londonien

Après la visite de la cathédrale, nous avons fait un dernier saut à l'épicerie du coin pour s'acheter des trucs à manger pour la route. Nous n'allions fort probablement pas souper et nous n'avions aucune idée de ce que nous allions trouver à l'aéroport de Stansted.
Nous sommes ensuite retournées à l'auberge pour aller chercher nos bagages et s'écraser sur le divan pendant une petite demi-heure, histoire de se relaxer les pieds un peu des nombreuses marches montées avant de faire le long trajet qui allait nous mener à l'aéroport. J'en ai profité pour manger quelques ananas et pour écrire quelques cartes postales.
Vers 16h30, nous avons quitté l'auberge. Nous avons pris le métro pendant un bon bout de temps, jusqu'à Tottenham Hale presqu'à l'extrémité Nord de la ligne bleu pâle. À partir de là, nous avons rejoint les lignes de trains de la Stansted Express.
Là il s'est passé quelque chose de plutôt comique avec le monsieur de la billetterie... Pour se rendre à Tottenham Hale, Stacia avait utilisé sa carte de transport avec la London Pass et moi pas (je l'ai perdu au cours de ma promenade dans Southbanks). Moi, j'ai acheté mon billet trois zones dans la machine à St Paul's Station, croyant que cela correspondait à la carte de Stacia. En arrivant à Tottenham Hale, Stacia n'avions aucune idée si nos billets étaient valides ou non pour prendre le train. Stacia va donc s'informer au monsieur de la billetterie, qui comme tous les autres européens aux kiosques d'information que j'ai vus, n'est pas très sympathique et a l'air de trouver que nous sommes les deux filles les plus idiotes au monde.
Naturellement, je ne comprends rien du tout à son charabia, mais lorsque j'entends un prix et que je le vois sortir un billet pour Stacia, j'en conclus que je dois aussi payer ce montant. N'étant toujours pas à l'aise avec la monnaie britannique (elle est totalement illogique) je prépare mon montant à l'avance et je m'avance vers le comptoir et lui donne mon montant. Il me regarde alors d'un drôle d'air (Stacia lui a préalablement montré mon billet de métro) et tout d'un coup il se fâche carrément contre moi ! Je l'entends qui m'engueule, mais je ne comprends pas un mot, tellement son accent est bizarre (c'était un noir avec un mélange d'accent français d'Afrique et d'anglais britannique...). Je regarde Stacia, la questionnant du regard et à moitié paniquée, et elle se met à rire et s'excuse : elle ne m'avait pas dit que mon billet à moi incluait le prix du train ! Alors je m'excuse au monsieur excédé qui aurait sans doute été rouge de colère s'il l'avait pu, je ramasse mon argent en rougissant et je décampe en vitesse.
Ah ! Ces Londoniens, ils ne sont pas tout ce qu'il y a de plus sympathiques, laissez-moi vous dire cela ! Ils sont même pas capable de nous dire bonjour lorsqu'on passe à leur caisse. Il me semble pourtant que c'est la moindre des civilités... Et les Parisiens, soit dit en passant, sont aussi pires, sinon encore pires...
Bref, on se ramasse sur la rame de train avec aucune idée de l'heure où le train va passer. Heureusement, nous sommes en masse à l'avance... Sauf qu'on a pas de bancs, nos pieds nous meurtrissent et le poids de notre sac à dos immense n'aide sûrement pas !
Un premier train passe au bout d'une dizaine de minutes, mais il est si bondé qu'on n'arrive même pas à trouver une porte qui ne soit pas bondée de gens pour rentrer avant que le train ne reparte... Heureusement qu'on est très en avance, parce que nous n'avons aucune idée si le prochain train est dans dix minutes ou dans une heure.
Nous finissions par laisser notre sac sur le sol, nous retenant pour ne pas nous écraser par terre avec lui. Et, à ce moment-là, nous avons un autre exemple de la patience et de la gentillesse exemplaire des Londoniens. On entend, en anglais bien sûr : « voyageurs de la rame # 1, il n'y aura plus de train pour aujourd'hui » (nous sommes sur la rame 2, en passant). Puis, 30 secondes plus tard : « voyageurs de la rame #1, veuillez svp changer de rame. Il n'y a plus de train pour aujourd'hui ». Toujours pas de réaction des quelques voyageurs qui sont toujours assis calmement sur les bancs de la rame # 1. Alors, on entend la même voix excédée s'élever : « Eille vous ! Je vous ai déjà dit de vous tasser de là. IL N'Y A PLUS DE TRAIN, VOUS AVEZ ENTENDU LÀ ? » Pas très sympathique, mais efficace, car tous ont semblé se réveiller tout à coup et sont venus sur la rame # 2 en moins de deux, comme s'ils avaient le feu au cul ! C'était plutôt drôle à voir !
Notre train est finalement arrivé au bout d'une vingtaine de minutes, nous amenant à Stansted airport, qui m'a paru être très loin de tout. Nous avons passé la trentaine de minutes que dure le trajet de train à passer dans des zones agricoles qui semblaient être au milieu de nulle part alors qu'elles sont toujours supposées faire partie de la grande ville de Londres ! Alors forcément, lorsqu'on arrive à l'aéroport, on se dit que ça va être minuscule, que nous n'aurons rien pour passer le temps... Mais non ! Stansted Airport a plus l'air d'un centre d'achats que d'un aéroport, je vous jure !
Magasins de linge, de bagages, pharmacies, librairies, cafés, pubs, boutiques de souvenirs, boutiques électroniques, restaurants... absolument rien de manque ! Et plutôt que de vous faire attendre à la porte d'embarquement, on vous laisse poirauter au milieu de toutes ces boutiques, histoire de vous faire dépenser pendant deux heures plutôt que de somnoler sur un banc plus ou moins confortable. Après cela, le terminal 3 de Charles-de-Gaulle nous a paru encore plus désuet et emmerdant lorsque nous avons été de retour à Paris... Mais je vous en dirai plus en temps voulu.
Nous sommes arrivées à Stansted beaucoup trop d'avance. Le centre commercial, ainsi qu'on peut l'appeler, se trouvait surtout de l'autre côté de la sécurité et des douanes, et le garçon à l'enregistrement des bagages d'Easy Jet a dit que nous ne pouvions pas nous enregistrer avant une heure. Je suis donc partie à la recherche de piles pour ma caméra, qui venaient à me manquer. J'avais peur de ne pas avoir l'occasion d'en acheter au cours de notre tour en Écosse. Alors j'en ai acheté une bonne douzaine ! Puis nous nous sommes assises et avons regardé les photos de Stacia sur son netbook.
Quand est venu le temps d'enregistrer nos bagages, j'ai encore fait face à mon incapacité de comprendre les anglais. La fille qui me posait les questions était heureusement un peu plus sympathique que les autres, mais elle avait quand même l'air de trouver que j'étais une demeurée de lui demander de répéter toutes les questions alors que je devais me contenter de dire non à toutes les questions même si je ne les comprenais pas !
Une fois passé les contrôles de sécurité, nous avons magasiné et traîné pendant un bon bout de temps, et même si je n'avais pas très faim, je me suis achetée une super sandwich santé et des chips à la pharmacie !!!!!! Ça ne coûtait rien, et on est sûr de ne pas se tromper avec les sandwiches de dépanneur en Grande-Bretagne. Si, si ! Je vous assure ! La mienne était aux oeufs à la coque et aux tomates séchées, avec de la mayonnaise et de la laitue dans du pain multigrains ! C'est quand même mieux que nos sandwiches au pain plan avec une tranche de fromage kraft dedans !
Au bout de deux heures environ, on nous a appelé à notre porte d'embarquement. Il était presque l'heure de partir, mais on nous a informé que notre avion était en retard ! Et nous qui allions déjà arriver très tard à l'auberge de jeunesse ! J'avoue que je ne l'ai pas trouvée drôle...
À suivre !

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