mardi 14 janvier 2014

Le cimetière du Père-Lachaise

Le lendemain, c'était le dernier jour complet de notre séjour en Europe. Nous n'avions plus qu'une journée pour voir autant de choses que possible dans Paris. En même temps, la fatigue accumulée du voyage commençait à se ressentir dans notre motivation. Nous étions donc tiraillées entre notre envie de tout voir et celle de prendre une journée un peu plus calme.
 
L'une des nombreuses belles allées du cimetière
Les quatre ensemble, nous nous sommes assises autour de notre déjeuner et avons tenté de faire un plan. Comme cela semblait impossible, nous avons résolu de débuter notre journée au cimetière du Père-Lachaise, où Stéphanie espérait trouver la tombe d'Édith Piaf et d'autres artistes français célèbres. Ensuite, nous irions là où le vent nous amènerait. Comme tout le monde semblait s'entendre sur cette première destination, j'ai accepté d'y aller même si je n'avais en toute honnêteté jamais entendu parler de ce fameux cimetière.
 
Lafontaine, l'auteur des célèbres fables ?
Eugène Delacroix
Alors, quelle belle surprise ce fût de découvrir ce grand, que dis-je, ce gigantesque cimetière aux allées bordées d'arbres et aux tombes ô combien plus belles et sophistiquées que celles de nos cimetières nord-américains ! Je me suis laissée prendre au jeu de parcourir les nombreuses allées à la recherche des tombes de gens célèbres et encore plus à celui de lire les noms de familles plus drôles les uns que les autres.
 
 
 
On sait comment ils ont pu se payer une sépulture dans ce fameux cimetière !
Eux, on se le demande...
 
... Quant à eux, ils n'ont pas dû avoir recours à des moyens très honnêtes...
Pauvre eux !
 
Un nom de famille dans la thématique !
 
Finalement, c'est l'avant-midi au complet que nous avons passé là-bas, si fascinées par l'endroit qu'aucune de nous trois ne s'est aperçue que Stacia n'était plus avec nous ! La panique nous a  saisi. Nous avons parcouru le cimetière de long en large à sa recherche, sans succès. À bout de recours, nous avons donc dû poursuivre notre visite de la ville et espérer la recroiser plus tard, ce qui s'est produit, par le plus grand des hasards, à l'Hôtel de ville.

dimanche 18 août 2013

Une petite crêpe et un café

Comme je l'ai mentionné auparavant, après Sacré-Coeur de Montmartre, nous étions affamés. Mais l'endroit étant particulièrement touristique, les restaurants étaient plus chers et donc hors de notre budget. 
Nous avons donc repris le métro vers mon auberge de jeunesse et nous avons trouvé par hasard un stand de crêpes. Car, contrairement à bien des pays qui vendent des hot-dogs dans leurs stands, la France (ou du moins Paris, car je n'ai pas visité le reste du pays) vend des crêpes. J'ai pris un classique (le jambon fromage) qui s'est révélé particulièrement satisfaisant. Admettons simplement qu'après, je n'avais plus faim.
Après ce repas sur le pouce, il ne restait presque plus de temps avant que Gerja et Henry ne reprennent le train. Nous nous sommes donc assis un moment dans le parc face à mon auberge de jeunesse et nous avons discuté de choses et d'autres.
Henry nous a proposé d'aller chercher un café au McDonald's qu'il avait vu au coin de la rue. C'est ainsi que j'ai découvert à mon plus grand étonnement que même les McDonald's avait des variations d'un pays à l'autre. En effet, le café était à la mode européenne, c'est-à-dire avec de la mousse sur le dessus, ce que j'aime beaucoup. 
Après cela, il était temps de se dire au revoir, et Gerja et moi nous sommes répété nos invitations à venir visiter nos pays respectifs un jour. Malheureusement, cela ne s'est pas encore réalisé, mais nous en parlons encore régulièrement.
Ma soirée a été tranquille puisque les filles n'étaient pas encore arrivées de leur périple au moulin rouge. J'en ai profité pour aller sur Internet et pour lire tranquillement. Même quand on est en voyage, on apprécie les choses du quotidien une fois de temps en temps ! 

jeudi 15 août 2013

Album photo # 57

Voici toutes les photos de ma visite à Sacré-Coeur de Montmartre :


Sacré-Coeur de Montmartre

À la Gare du Nord, j'ai rencontré Henry, le sympathique copain de Gerja. Ensemble, ils m'ont demandé où je souhaitais aller, mais n'ayant pas effectué de recherches sur Paris avant mon départ, je n'avais qu'une connaissance limitée des endroits à visiter dans la ville. Comme ce n'était pas leur première fois à Paris, je leur ai répondu de me guider vers leur endroit favori.
Ils m'ont proposé Sacré-Coeur de Montmartre, qu'à ma grande honte, je ne connaissais pas. C'est peut-être justement en raison de mon ignorance que j'ai tant aimé déambuler dans les rues où les artistes, les touristes et les cafés se disputent l'espace disponible.
J'ai aussi adoré Sacré-Coeur en tant que tel, avec ses tours qui n'étaient pas sans me rappeler le Taj Mahal ou même le palais à Moscou. Je dois sans doute paraître totalement inculte de comparer ces endroits ensemble, mais il n'en demeure pas moins que j'ai trouvé à cet endroit une grande différence d'avec les autres monuments parisiens. Ses courbes me rappelaient l'Orient.


Mais ce que j'ai surtout apprécié de Sacré-Coeur, c'est la vue sur la ville, qui est magnifique et étendue. Pas étonnant, il faut en monter des escaliers pour se rendre là ! 


Comme il fallait payer pour aller dans la tour et que la vue me contentait déjà, seul Henry est monté en haut, me rapportant ainsi cette magnifique photo de la vue : 


Pendant ce temps, j'ai regardé les prouesses d'un animateur de rues qui faisait des tours avec son ballon de soccer. C'était époustouflant tout ce qu'il pouvait faire avec un simple ballon ! D'ailleurs, les touristes étaient attroupés partout autour de lui !
Nous sommes restés là un long moment, à discuter et à admirer la vue, avant de nous décider à partir. On a beau aimer un endroit, quand on a faim, il faut se nourrir !



mercredi 14 août 2013

Albums photos # 55 et 56

Voici toutes les photos de la Tour Eiffel, du champ de mars et des jardins du Luxembourg :


Tour Eiffel et champ de mars

C'est un peu par hasard que notre promenade nous a amené à la Tour Eiffel. On a beau l'avoir vu des milliers de fois dans les photos, les vidéos et les films, mais ça demeure tout de même un sentiment spécial que de la voir en vrai pour la première fois.
À ce moment-là, nous n'avions pas envie d'aller en haut, d'abord parce qu'il y avait une file interminable, ensuite parce que nous commencions à avoir faim. Nous avons donc mangé notre lunch sur un banc dans le Champ de Mars, tout en admirant à la fois la tour et les touristes qui bombardaient la tour de leurs photos.
À mon propre découragement, je n'ai pas fait exception, car qui diable se rend à Paris et ne prend pas de photo de lui-même devant l'icône de la ville, voire du pays ?

Moi devant la Tour Eiffel

Les jardins du Luxembourg

À ce moment-là, il faisait plutôt frisquet et nous avions envie de s'arrêter un moment dans un café parisien afin de déguster une bonne boisson chaude. Certaines d'entre nous ont opté pour le bon vieux café (dont moi... on ne déroge pas si facilement de ses mauvaises habitudes), alors que d'autres ont plutôt décidé de déguster un bon chocolat chaud.
Quelque peu revigorées suite à nos boissons, nous avons repris notre balade qui nous a amené cette fois-ci dans les jardins du Luxembourg.
Si je n'ai nullement été surprise par les arbres parfaitement taillées et les parterres de fleurs espacés, si contraires aux jardins de Londres, j'ai été estomaquée de voir de grands palmiers en plein Paris !



Il y avait aussi de belles fontaines, dont ces deux-là :




Gerja et moi avons discuté un bon moment tandis que les autres s'appliquaient à visiter les jardins plus en profondeur. Quant à moi, j'ai plus ou moins aimé l'ambiance de l'endroit. J'ai de loin préféré les couleurs et le naturel des jardins de Londres. Mais tout est question de goût...
Gerja et moi avons pris la décision de nous séparer du groupe pour un moment. De toute façon, son copain arrivait à la gare du Nord dans quelques temps et elle souhaitait que nous visitions la ville de notre côté afin d'avoir l'occasion de mieux parler ensemble.
C'est donc ce que nous avons fait, aussitôt que nous avons réussi à avertir les filles. 

mardi 18 juin 2013

Album photo #55

Toutes les photos de l'école militaire et du dôme des invalides :
 

L'école militaire et le dôme des Invalides

Sur notre route vers la tour Eiffel et le champ de mars, nous sommes passées par l'école militaire et le dôme des invalides, tout près. Si les filles qui m'accompagnaient ont semblé enthousiasmées par l'endroit, il m'a laissé plutôt indifférente. Son histoire est pourtant assez intéressante : Louis XIV a inauguré l'endroit pour accueillir les invalides de ses armées. Peut-être était-ce la fatigue du voyage qui commençait à entrer ? J'ai néanmoins pris quelques photos de l'endroit, dont celle de notre groupe qui est l'une de mes préférées : 

Patricia, Stéphanie, moi et Gerja devant le dôme des Invalides

Bâtiments de l'école militaire



Album photo # 54

Toutes les photos de l'Arc de triomphe.

Arc de Triomphe

De façon générale, Stacia et moi avons été extrêmement chanceuses au cours de notre voyage en Europe. Nous avons eu du beau temps presque tout le temps (alors que nous étions en Grande-Bretagne pour la plus longue partie du voyage, je le rappelle...) excepté à Paris, nous n'avons eu aucun pépin majeur, nous avons vu des tonnes de paysages merveilleux et visité plein d'endroits intéressants. Mais s'il est une chose pour laquelle nous n'avons pas été chanceuses, c'est bien pour les échafauds.
Oui, les échafauds. Ils étaient partout, sur presque toutes les icônes de Londres et de Paris que nous désirions photographier. Comme si les deux villes s'étaient entendues pour tout rénover pendant notre visite. L'Arc de triomphe ne faisait pas exception. 
Les échafauds de l'Arc de triomphe, pour faire changement...
De toute façon même si l'arc avait quelques beaux détails architecturaux (comme presque tous les bâtiments de la ville...), ce n'est pas ce qui m'a le plus impressionné lors de cette visite.
Ce sont... les embouteillages autour, bien entendu ! Une chose est certaine : je ne veux jamais me retrouver au volant d'une voiture à Paris, et encore moins autour de l'Arc de Triomphe. C'est définitif. Alors que la majorité des québécois se grattent la tête à la vue d'un simple carrefour giratoire, les Parisiens tournent autour de l'arc et se retrouvent au beau milieu d'un tourbillon dont ils ne savent pas trop quand ils sortiront... Imaginez un Québécois là-dedans maintenant
!
Ouf... Ce simple spectacle m'a divertie pendant la quinzaine de minutes que nous avons passée là. Puis, nous nous avons quitté l'Arc pour un icône non moins célèbre : la tour Eiffel.

Rencontre de Gerja

En ce premier matin de notre visite de Paris, nous avons fait la grasse matinée puisque nous ne devions rencontrer ma correspondante Gerja qu'à dix heures, ce qui était tard par rapport à notre horaire depuis le début du voyage. Je dois avouer que ça a fait du bien, même si j'étais angoissée à l'idée de la rencontrer. 
Vous savez, tous ces et si ? Et si je ne la comprenais pas ? Et si elle ne venait pas ? Et si nous n'avions rien à nous dire ? Mais surtout: et si nous ne nous entendions pas aussi bien en réalité que virtuellement parlant ? À ce moment-là, je n'avais rencontré qu'une seule de mes correspondantes et je dois avouer que l'expérience ne s'était pas révélée très concluante. 
Pour meubler le temps libre dont nous disposions, Stacia, Patricia, Stéphanie et moi sommes allées à l'épicerie du coin faire quelques provisions pour la journée. Nous avions l'intention de faire un pique-nique quelque part afin de ne pas perdre trop du peu de temps dont nous disposions pour visiter la ville. 
Finalement, ma rencontre avec Gerja s'est bien déroulée. Bien entendu, nous étions un peu gênées au début, et nous avons dû nous habituer à nos accents respectifs, mais sinon règle générale, tout s'est bien passé.
Nous avons donc toutes les cinq pris le métro vers notre première destination de la journée : l'Arc de Triomphe. 

Notre groupe en cette première journée à Paris (de gauche à droite):
 Gerja, moi, Stéphanie, Patricia et Stacia

Passer du monde anglo-saxon à celui de la francophonie

La « vue » de mon auberge de jeunesse à Paris
Je n'aurais jamais cru, étant francophone, que le retour à la francophonie après moins de deux semaines pourrait être si éprouvant. Mais admettons-le, essayer de comprendre le métro parisien quand personne ne s'offre pour aider et que tu arrives de Londres ou tout est super bien organisé ainsi que de l'Écosse où les gens sont chaleureux, ça crée un choc.
Le temps était maussade, de même que notre humeur. Ça nous a pris un certain temps, ou plutôt un temps certain avant de se retrouver sur la carte du métro et de repérer la station qui menait à notre auberge de jeunesse dans le onzième arrondissement. 
Honnêtement, à ce moment là du voyage, je n'avais que le goût de trouver un bon lit pour dormir et me remettre de mes émotions. Heureusement, deux amies du Québec nous attendaient à l'auberge. Elles revenaient d'Amsterdam et avaient l'intention de visiter Paris avec nous deux.
Comme nous étions toutes les quatre très fatiguées, nous nous sommes contentées d'un souper léger dans un café du coin où nous avons été servis avec très peu de chaleur humaine (et encore, c'est un euphémisme).
Mon enthousiasme pour la ville lumière était d'ores et déjà très bas. L'avantage, c'est que mon enthousiasme ne pouvait qu'augmenter. Et une autre belle surprise m'attendait le lendemain : la rencontre de Gerja, ma correspondante hollandaise avec qui j'échangeais des courriels et des lettres depuis plusieurs années déjà.

mercredi 5 juin 2013

Dernière journée à Édimbourg

La journée du 30 mai fut plutôt tranquille, puisque c'était notre dernière en Écosse. Nous étions toutes les deux complètement épuisées de notre voyage, et nous avons préféré prendre la journée pour nous reposer un peu afin d'attaquer notre dernière destination avec un peu plus d'énergie.
Nous nous sommes donc levées tard ce matin-là, et nous avons pris tout notre temps. Nous sommes sorties nous promener sans vraiment avoir de but, ne sachant pas trop si nous cherchions un endroit pour déjeuner ou un tour guidé de la ville.
Dernier coup d'oeil sur le château avant de quitter Édimbourg
Finalement, nous nous sommes tout simplement promenées dans les rues de la ville que nous avions entre aperçues le soir précédent à la sortie de notre Mercat Ghost & Ghouls tour. Nous y avons trouvé quelques petites boutiques beaucoup moins touristiques que sur le Royal Mile mais aussi plus intéressantes. Il y avait entre autres une belle petite boutique tenue par un Indien qui vendait de l'artisanat de son pays et d'autres pays des alentours. 
Après notre promenade d'une heure ou deux, nous sommes revenues à l'auberge à temps pour aller prendre l'autobus qui allait nous ramener à l'aéroport. Nous avons ensuite pris notre vol pour Paris avec Easy Jet, un vol sans histoires dont je n'ai à vrai dire aucun souvenir.
J'étais triste de quitter l'Écosse et je dois l'avouer, pas franchement excitée par notre dernier arrêt, Paris. Après les beautés sauvages de l'Écosse, je m'attendais à être déçue par la beauté architecturale de Paris. Ce fut à dire vrai le cas, même si le voyage me réservait encore quelques belles surprises et de bons moments.

samedi 15 septembre 2012

Tour de fantômes à Édimbourg

S'il y a une chose que nous attendions toutes les deux avec impatience à Édimbourg, c'est bien le tour de fantômes ! Le soir du 29 mai, nous avions réservé pour faire partie du tour de fantômes qui a lieu dans les Edinburgh vaults du sous-sol de la ville. On dit que ces voûtes, vestiges d'un Édimbourg ancien, sont hantées.
Nous allions donc avoir un tour guidé de ces vaults, avec une guide native de la ville nous expliquant l'historique de cette ville souterraine un peu irrélle.


La descente vers les voûtes, dans un noir presque total (le flash gâche l'effet)

Je ne suis pas particulièrement peureuse, mais cette visite guidée m'a donné quelques frissons. Nous nous déplacions dans ces galeries au sol inégal, à l'humidité élevée et à l'éclairage minimaliste pendant que la guide nous racontait des histoires de fantômes.

 À un moment donné, je vous jure, j'ai comme senti une main tirer sur mon chandail. J'ai regardé derrière moi, et rien. Croyez-le ou non, à peine deux minutes plus tard, la guide a dit : « ah, en passant, si vous avez senti quelque chose tirer votre bras ou votre chandail, c'est le fantôme d'un petit garçon décédé ici qui s'ennuie et qui veut jouer avec vous ».

Je dois dire que cette visite a remis en perspective mes croyances à propos des fantômes.
 
Un entrepôt où l'on gardait du vin clandestinement
Cependant, le moment le plus mémorable de cette soirée est beaucoup moins sérieux. Pendant que nous faisions notre visite, un grand groupe de collégien visitait aussi les caves. Pendant que nous étions dans une salle de réception près d'un couloir de la ville souterraine, ils sont passés en faisant un tapage incroyable. Notre guide, exaspérée devant tant de bruits, a entrouvert la porte et crié : BOUH ! alors que ceux-ci passaient devant notre porte. Les enfants ont crié comme s'ils avaient la mort à leur trousse et sont partis en courant, n'ayant jamais vu notre guide. C'était tellement drôle ! Moi et Stacia nous roulions par terre tellement c'était comique d'entendre leur panique.

La salle de réception souterraine où s'est conclue notre visite
À la sortie du tour guidé, je me suis procuré un livre sur les histoires de fantômes de l'Écosse. Je ne l'ai toujours pas lu, mais j'ai hâte de m'y mettre, tellement ces histoires m'ont fascinée pendant le tour !