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jeudi 12 juillet 2012

Retour à Édimbourg et fin du tour en Écosse

Ça y est, c'était déjà la fin. Nous avons fait nos adieux aux autres membres du tour, puis Stacia et moi avons traversé la rue pour prendre notre chambre au Castle Rock Hostel.


Notre chambre au Castle Rock Hostel.


Moi devant la fameuse fenêtre de l'auberge jeunesse !

Si nous étions triste d'avoir terminé le tour en Écosse, nous avons été très heureuses lorsque nous avons ouvert la porte de notre chambre. Nous avions gagné le jackpot : la chambre avec la banquette sur le bord de la fenêtre qui donnait sur le château ! Cela nous a remonté le moral et nous a motivé à sortir nous promener en ville pour le souper et la soirée. Même s'il me semblait que rien ne pourrait plus égaler le reste du voyage maintenant que notre MacBack Packers Tour était terminé, ça faisait du bien de se retrouver seules.


La vue de notre chambre sur Edinburgh Castle

Et puis, de nombreux bons moments étaient encore à venir en Écosse mais aussi à Paris.

samedi 31 juillet 2010

Le départ d'une grande aventure à l'écossaise !

La grande salle du Castle Rock Hostel est vite devenue bondée de gens, car non seulement les voyageurs à Édimbourg y étaient, mais également les deux groupes qui partaient avec un Macbackpackers Tour.
On a attendu assez longtemps, jusqu'à ce qu'une femme entre et nous demande avec une énergie excessive si nous étions heureux de partir pour un super tour en Écosse ! Elle s'attendait presque à ce que nous explosions de joie, mais apparemment je n'étais pas la seule à ne pas avoir beaucoup dormi parce que la réponse des gens de la salle a été modestement enthousiaste ! La femme est repartie en nous disant que notre guide et conducteur arriverait un peu plus tard. Effectivement, dix minutes plus tard, un homme irradiant d'énergie est apparu, vêtu de l'incontournable kilt et sautillant un peu partout ! Il était encore pire que la femme d'avant ! Je capotais un peu, parce que franchement, ce matin-là, je n'étais pas d'humeur à m'extérioriser ! Heureusement, mon opinion de notre guide Neil n'a pas tardé à changer. Oui il avait plus d'énergie que la moyenne des gens, mais il était aussi un passionné de son pays et avait une connaissance très étendue sur presque tout. Il avait des centaines d'anecdotes à nous conter, chose qu'il faisait avec brio, alliant humour et sérieux ! De plus, son accent était si totalement écossais !
Je n'y comprenais presque rien au début, mais c'était tellement musical que j'avais tout le temps le goût de rire. Puis, avec le temps, je me suis habituée et à la fin, je comprenais tout, sauf lorsqu'en racontant une anecdote, il s'emballait trop et se mettait à parler aussi vite qu'il est humainement possible de le faire.
Neil a donc pris les présences, puis nous sommes sortis dehors pour mettre nos bagages dans l'autobus (une vieille Mercedes blanche d'une vingtaine de places) et prendre notre place à bord. J'avais trouvé un endroit où trois places de suite étaient libres, mais j'ai fait l'erreur de ne pas m'asseoir au milieu, de sorte que deux filles sont arrivées et ont pris les deux autres sièges avant que n'arrive Stacia. Je suis donc partie à la recherche d'une autre place, et nous nous sommes finalement retrouvées une en arrière de l'autre, en avant de la bus le long de l'allée. Moi qui avait rêvé d'une place le long de la fenêtre pour prendre plus de photos !
Neil nous a fait un exposé de présentation tout à fait hilarant, nous exposant la nécessité de se comporter responsablement puisqu'il avait besoin de tout son salaire pour faire vivre sa femme et son bébé fictif qui allait mourir de faim si on ne le nourissait plus. Puis, il nous a fait remarquer que nos sièges comportaient des ceintures, et nous a dit que la stupide loi d'Écosse voulait que la ceinture soit obligatoire, même en Écosse. Il nous priait donc de bien vouloir la mettre. De la manière dont il avait parlé, mi-figue, mi-raisin, nous ne savions pas trop si oui ou non il plaisantait. Mais finalement, il était bien sérieux : il fallait la mettre !
Il nous a également présenté son autobus, vieille de plusieurs années déjà et comportant déjà je ne sais plus combien de centaines de mille kilomètres. De toute évidence, il avait bien hâte de conduire une bête un peu moins capricieuse !
La partie la plus drôle de son discours a été lorsqu'il a expliqué qu'il allait passer beaucoup de temps à sacrer. Il nous a prié, voire supplié de ne pas s'en offenser, parce que c'était sa seconde nature et qu'il ne voulait surtout pas perdre son emploi parce qu'une personne s'est trop plainte de son langage abusif. Bon, ça pas l'air si drôle comme ça, mais je vous jure que c'était tordant ! Et puis, c'est vrai qu'il a passé son temps à sacrer !
Ceci étant dit, il était temps de partir ! Mon rêve de visiter les Highlands d'Écosse était enfin sur le point de se réaliser !

Un réveil difficile

Malgré une trop courte nuit, j'étais déjà réveillée à 5 heures du matin en ce 24 mai, soit 2 heures avant le temps de se réveiller. Je voguais entre le sommeil et l'éveil et j'avais déjà mal à la tête, mais je ne pouvais plus dormir parce que de un, j'étais trop excitée de la journée à venir et de deux, j'avais peur de ne plus me réveiller si je me rendormais.
Après nous être habillées, nous sommes montées à la salle principale où avait lieu à la fois le déjeuner et le regroupement des personnes qui allaient faire le tour de l'Écosse avec nous !
Le déjeuner était très déçevant : des céréales ou des scones ! N'étant pas certaine du goût qu'aurait le lait en Écosse (je me rappelais le drôle de lait jaune des Bahamas) j'ai opté pour les scones qui n'étaient pas très appétissants parce que j'ai eu la bêtise de ne pas les accompagner de café ce matin-là pour sauver un peu d'argent ! Mais quelle erreur ! Un petit café aurait au moins eu l'avantage de secouer un peu mes neurones !
Après le déjeuner, il restait encore beaucoup de temps avec le départ, mais nous n'avions rien à faire d'autre que de nous asseoir sur un canapé et attendre. C'est donc ce que nous avons fait, et c'est dans un état semi-comateux que j'ai passé l'heure suivante, même pas capable de formuler une pensée cohérente.
Il faisait un beau soleil à Édimbourg ce matin-là. Par conséquent, Stacia et moi avions été trop optimiste en optant pour une petite camisole et des pantalons capri ! Nous étions assises sous une fenêtre ouverte qui nous a vite fait comprendre que le climat de l'Écosse ne serait pas le même que celui de Londres ! Mais ce n'était pas grave pour le moment : il n'y avait bien que le froid pour me tenir éveillée ce matin-là ! Et puis, la vue sur Édimbourg était magnifique !
*

Nous avons vite constaté que nous n'avions pas été les seules à être optimistes quant au climat ! Tout le monde est arrivé en vêtements d'été et certains n'avaient même pas de veste ! J'ai su un peu plus tard durant le voyage qu'il avait fait magnifiquement beau et chaud à Édimbourg les jours précédents, ce qui avait fait en sorte que tous avaient crû que nous aurions du temps sinon chaud, du moins confortable. Tout le monde ou presque a donc gelé pendant tout le tour, et certains étaient même obligés de porter les mêmes vêtements à tous les jours !
La morale de cette histoire : Si vous allez en Écosse, amenez vous de tout, peu importe les prévisions météorologiques !

dimanche 25 juillet 2010

En route pour l'Écosse !

Notre avion était donc en retard, et déjà nous avions prévu que la nuit allait être courte, avec notre avion arrivant vers 23h et le trajet jusqu'au Castle Rock Hostel, l'enregistrement, la douche et toutes les petites choses que l'on doit faire avant de se coucher... Et puis notre tour en Écosse qui partait à 9h le lendemain ! Le temps de déjeuner et de ramasser nos choses, de s'arranger un peu, il fallait se lever à 7h... Nous n'allions pas péter le feu le lendemain !
Heureusement, le retard n'a pas été majeur. On parlait d'une demi-heure à une heure, mais finalement il n'y a pas eu plus de vingt minutes de retard. Pour passer le temps, nous avons compté le nombre de 1 pence que j'avais (je détestais compter la monnaie britannique, alors je préférais toujours payer avec des billets) et nous avons vite fait de constater que j'en avais assez pour m'acheter une bouteille d'eau ! Ça allait libérer mon porte-monnaie d'un grand poids, mais j'étais beaucoup, beaucoup trop gênée pour aller acheter ma bouteille d'eau avec des cennes noires ! Stacia l'a donc fait pour moi. Vous auriez dû voir l'air exaspéré du gars du café ! Il avait l'air de dire : « non, mais tu me niaises ? Tu veux vraiment me faire compter tout cela, deux minutes avant la fermeture ? » et elle de répliquer : « oui, bien entendu ! ». C'est donc de cette manière que j'ai eu le droit à une bouteille d'eau pour le trajet Londres-Édimbourg.
Ce soir-là, j'ai entendu pour la première fois la façon dont on doit prononcer Edinburgh. Cela n'a rien à voir avec la façon dont on l'écrit. C'est quelque chose comme Edinberrrra ; façon légèrement sabotée de dire Edinburrough, je suppose ! Enfin, à mes oreilles, ça semblait bien comique ! Et cela demeure également très difficile à prononcer pour moi aussi !
Le vol s'est très bien passé, et a semblé ridiculement court comparé au vol Montréal-Paris. Si ça n'avait pas été d'une femme totalement pompette, cependant, je doute que ça aurait paru aussi court ! On avait vu la femme en question boire bien avant le décollage. Elle était avec un homme et riait aux éclats à la moindre occasion. Elle était bien comique, avec ses lunettes fumées ! Elle n'a jamais voulu les enlever. Je parie que c'est parce qu'elle les avait déjà quand elle a pogné l'énorme coup de soleil qu'elle avait au visage !
Quoi qu'il en soit, la dame en question était plutôt drôle. Les coups de soleil, l'alcool et l'altitude ne faisant pas bon ménage, il n'est pas étonnant qu'elle ait perdu un peu la boule. La première chose qu'elle a faite est d'accrocher le chandail de l'agent de bord pour lui dire : «Easy Jet, c'est tellement cheap... Vous êtes sûr qu'on ne va pas s'écraser ? » et un peu plus tard « Eh ! Comment faites-vous pour supporter tant de orange à journée longue ? Ça doit être agressant ! » Le gars avait l'air de se dire que c'est elle qui était agressante ! hi hi Je crois qu'il n'avait pas envie de la servir lorsqu'elle a demandé deux petites bouteilles de vin supplémentaires...
Quand nous sommes arrivées à Édimbourg, il était près de 23h30. Nous avons pris le bus pour le centre-ville et avons débarqué au terminus qui apparemment était tout près de l'auberge. Apparemment aussi qu'en descendant de l'autobus, nous allions voir le château, et que nous avions juste à marcher dans sa direction pour trouver le château.
Sauf que. Dans le noir, on était pas certaines à 100% d'où était le château. Et quand nous l'avons trouvé, nous avons pensé: « Oh my God ! Que c'est haut ! » Et oui ! Après cette journée de plus de 15 heures à marcher, à monter des escaliers et à se déplacer, nous avions ENCORE de très nombreux escaliers à gravir pour arriver à l'hostel. Mais ça en valait la peine. La température était très agréable, et nous passions par des petites ruelles mal éclairées qui donnaient déjà un avant-goût de l'atmosphère de la ville. Malgré la fatigue, j'étais exaltée : je sentais déjà que j'allais adorer cette ville, et adorer l'Écosse en général.
Arrivés au Castle Rock Hostel, nous avons immédiatement été frappées par l'atmosphère qui était ma foi bien plus fêtarde que celle de l'auberge à Londres. Je n'étais pas certaine que j'allais apprécier, mais ce n'était pas le temps de faire la fine bouche ! Il était très tard, j'étais très fatiguée et j'avais très hâte de trouver un lit, peu importe le bruit aux alentours.
J'ai eu le plaisir d'entendre du français à la réception ! Le gars était tout content lui aussi d'entendre du français. Ça fait toujours du bien en voyage après quelques jours d'entendre sa langue maternelle !
On nous a attribué deux lits de la brain room. Mon lit s'appelait Brain Dead, ce qui m'a immédiatement fait penser à une amie qui adore ce film. Mais je l'ai beaucoup moins aimé quand j'ai constaté qu'il s'agissait de la partie supérieure d'un bunk bed. C'était la première fois que j'avais affaire à un tel lit, j'ai le vertige, il craquait et bougeait comme s'il allait s'effondrer et il n'y avait rien pour me retenir si je me retournais. Et le comble: j'allais devoir grimper dessus dans le noir, parce que tout le monde dans la chambre dormait !

Mais d'abord, nous devions tout sortir nos choses de nos sacs pour aller prendre nos douches et se préparer à dormir. Nous avons fait le tout dans le corridor, histoire d'avoir un peu de lumière et de ne pas réveiller les autres. Mais disons que ce n'était pas l'idéal !
Quand j'ai fini par me coucher, il était passé 1h du matin. Et je n'ai presque pas pu dormir, parce que j'avais plein de choses que je n'avais pas eu le temps de ranger sur le lit et que j'avais peur qu'elles tombent sur la fille d'en bas et aussi parce que le lit bougeait et craquait terriblement à chaque fois que je faisais mine de vouloir m'installer un peu plus confortablement.
J'ai fini par dormir un peu, mais jamais assez pour être en forme pour le lendemain. Tant pis, je trouverais tout de même le moyen d'en profiter !