Affichage des articles dont le libellé est Édimbourg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Édimbourg. Afficher tous les articles

mercredi 5 juin 2013

Dernière journée à Édimbourg

La journée du 30 mai fut plutôt tranquille, puisque c'était notre dernière en Écosse. Nous étions toutes les deux complètement épuisées de notre voyage, et nous avons préféré prendre la journée pour nous reposer un peu afin d'attaquer notre dernière destination avec un peu plus d'énergie.
Nous nous sommes donc levées tard ce matin-là, et nous avons pris tout notre temps. Nous sommes sorties nous promener sans vraiment avoir de but, ne sachant pas trop si nous cherchions un endroit pour déjeuner ou un tour guidé de la ville.
Dernier coup d'oeil sur le château avant de quitter Édimbourg
Finalement, nous nous sommes tout simplement promenées dans les rues de la ville que nous avions entre aperçues le soir précédent à la sortie de notre Mercat Ghost & Ghouls tour. Nous y avons trouvé quelques petites boutiques beaucoup moins touristiques que sur le Royal Mile mais aussi plus intéressantes. Il y avait entre autres une belle petite boutique tenue par un Indien qui vendait de l'artisanat de son pays et d'autres pays des alentours. 
Après notre promenade d'une heure ou deux, nous sommes revenues à l'auberge à temps pour aller prendre l'autobus qui allait nous ramener à l'aéroport. Nous avons ensuite pris notre vol pour Paris avec Easy Jet, un vol sans histoires dont je n'ai à vrai dire aucun souvenir.
J'étais triste de quitter l'Écosse et je dois l'avouer, pas franchement excitée par notre dernier arrêt, Paris. Après les beautés sauvages de l'Écosse, je m'attendais à être déçue par la beauté architecturale de Paris. Ce fut à dire vrai le cas, même si le voyage me réservait encore quelques belles surprises et de bons moments.

samedi 15 septembre 2012

Tour de fantômes à Édimbourg

S'il y a une chose que nous attendions toutes les deux avec impatience à Édimbourg, c'est bien le tour de fantômes ! Le soir du 29 mai, nous avions réservé pour faire partie du tour de fantômes qui a lieu dans les Edinburgh vaults du sous-sol de la ville. On dit que ces voûtes, vestiges d'un Édimbourg ancien, sont hantées.
Nous allions donc avoir un tour guidé de ces vaults, avec une guide native de la ville nous expliquant l'historique de cette ville souterraine un peu irrélle.


La descente vers les voûtes, dans un noir presque total (le flash gâche l'effet)

Je ne suis pas particulièrement peureuse, mais cette visite guidée m'a donné quelques frissons. Nous nous déplacions dans ces galeries au sol inégal, à l'humidité élevée et à l'éclairage minimaliste pendant que la guide nous racontait des histoires de fantômes.

 À un moment donné, je vous jure, j'ai comme senti une main tirer sur mon chandail. J'ai regardé derrière moi, et rien. Croyez-le ou non, à peine deux minutes plus tard, la guide a dit : « ah, en passant, si vous avez senti quelque chose tirer votre bras ou votre chandail, c'est le fantôme d'un petit garçon décédé ici qui s'ennuie et qui veut jouer avec vous ».

Je dois dire que cette visite a remis en perspective mes croyances à propos des fantômes.
 
Un entrepôt où l'on gardait du vin clandestinement
Cependant, le moment le plus mémorable de cette soirée est beaucoup moins sérieux. Pendant que nous faisions notre visite, un grand groupe de collégien visitait aussi les caves. Pendant que nous étions dans une salle de réception près d'un couloir de la ville souterraine, ils sont passés en faisant un tapage incroyable. Notre guide, exaspérée devant tant de bruits, a entrouvert la porte et crié : BOUH ! alors que ceux-ci passaient devant notre porte. Les enfants ont crié comme s'ils avaient la mort à leur trousse et sont partis en courant, n'ayant jamais vu notre guide. C'était tellement drôle ! Moi et Stacia nous roulions par terre tellement c'était comique d'entendre leur panique.

La salle de réception souterraine où s'est conclue notre visite
À la sortie du tour guidé, je me suis procuré un livre sur les histoires de fantômes de l'Écosse. Je ne l'ai toujours pas lu, mais j'ai hâte de m'y mettre, tellement ces histoires m'ont fascinée pendant le tour !

vendredi 3 août 2012

Burger !

En revenant à l'auberge jeunesse, nous avons déménagé nos sacs dans notre nouvelle chambre. Nous sommes donc retournées au sous-sol, dans la chambre des Brain. Stacia a hérité du lit Brain Less, ce qui n'est pas le plus beau des compliments, tandis que moi j'ai eu le Brain Dead. J'ai immédiatement pensé à mon amie Chantal qui adore ce film et qui aurait capoté si elle avait eu ce lit !


La preuve !

L'auberge de jeunesse, offrait différents rabais dans la ville, dont 2 repas pour le prix d'un dans un bar à vodka branché de la ville. Comme nous commençions à être plutôt à court d'argent, nous avons donc décidé d'y aller.
Il faut voir le burger qu'on nous a servi ! Miam ! Nous avions tellement faim que nous aurions mangé n'importe quoi, mais ce burger était vraiment très très bon. Je salive encore quand j'en vois la photo :
La carte des shooters de vodka était tout aussi impressionnante. Il y avait des shooters de toutes sortes d'origines ! Même le Québec avait le sien. L'ingrédient magique ? Le sirop d'érable bien entendu !

Ça, c'est du burger !

Un petit French Canadian ?

jeudi 2 août 2012

Edinburgh Castle

Le moyen le plus direct de se rendre à l'auberge de jeunesse à partir de Princes Gardens était de passer par les escaliers de la forteresse de Edinburgh Castle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est toute une montée ! Les marches sont à pic et elles sont nombreuses, mais plus on monte, plus la vue sur la ville est admirable.

Montée de Princes Gardens à Edinburgh Castle
Nous sommes arrivées au sommet essouflées, en nage et les jambes en guenille, mais nous étions heureuses d'être passées par là plutôt que d'avoir refait le tour en redescendant Princes Street en en remontant le Royal Mile. D'une part, ça aurait été beaucoup trop long, et d'autre part, nous serions passées à côté de l'entrée pour la visite guidée d'Edinburgh Castle.

Vue sur Princes Gardens et Princes Street

Comme nous en arrivions à la fin de notre voyage et que nous n'avions plus beaucoup d'argent, nous avons décidé de faire l'impasse sur la visite guidée du château. De toute façon, le prix était déraisonnable et nous avions déjà visité des châteaux lors de notre tour en Écosse.

Edinburgh Castle
Nous avons néanmoins admiré l'extérieur du château et nous avons fait un tour à la boutique de souvenirs où j'ai refait le plein de cartes postales. Je me suis aussi procuré des whisky toffees ainsi qu'une minuscule bouteille de Whisky de la Ben Navis Distellery qui revenait à beaucoup moins cher qu'à la distillerie même.
Nous avons passé un bon bout de temps à la boutique souvenir du château, parce qu'elle offrait des nouveautés par rapport à toutes celles qui ont pignon sur le Royal Mile.
Mais nous n'avions pas prévu cette visite et nous commencions à mourir de faim. Nous n'avions pas mangé depuis le matin de bonne heure et il arrivait déjà 3 heures de l'après-midi. Nous avons donc résolu de retourner à l'auberge déposer nos paquets avant de partir à la recherche d'un restaurant pour le dîner/souper.

Princes Street & Princes Gardens

En redescendant d'Arthur's Seat, nous avons décidé d'explorer le reste d'Holyrood Park, qui est en fait une grande étendue de pelouse.
Puis, nous avons rejoint Princes Street, une rue presque aussi touristique que le Royal Mile. Les deux principales différences, c'est que sur Princes Street, des voitures circulent et que contrairement au Royal Mile, elle est aussi fréquentée par des habitants de la place.
Princes Street, c'est un peu comme la rue où se trouve le Harrod's à Londres. Il y a plusieurs boutiques de vêtements griffés et des centres commerciaux,  sauf que le magasin à rayons de Édimbourg s'appelle Jenners au lieu d'Harrods.


Le Jenners sur Princes Street

Nous avons d'abord longé le côté de Princes Gardens où se trouve un centre commercial souterrain. Il n'y avait pas grand chose à y voir, mais nous étions tellement bien à l'air climatisé que nous y sommes restées un moment. 
Ensuite, nous avons traversé la rue et fait du lèche-vitrine. Nous avons d'abord fait un arrêt obligé à la librairie du coin, une grande librairie commerciale du style de Renaud-Bray. Je m'y suis trouvé des livres sur les mythes et les légendes écossaises, ce que je recherchais depuis le début de mon voyage. J'étais excitée comme une puce. À ma plus grande honte, je vous avoue que aussi excitée que j'étais de les trouver, je ne les ai toujours pas lus... Mais j'ai hâte de m'y mettre !
Nous sommes ensuite allées au Jenners, que nous avons mieux pris le temps de visiter que Harrods. Les prix semblaient légèrement moins élevés qu'à Londres, mais néanmoins totalement hors de prix pour les pauvres étudiantes que nous étions !
En sortant de Jenners, nous sommes allées visiter les Princes Gardens qui étaient magnifiquement fleuris en cette période de l'année. Nous avons pris quelques photos, dont quelques-unes devant cette superbe fontaine :

Moi devant la belle fontaine des Princes Gardens.
Derrière, une partie du château d'Édimbourg.
Les Princes Gardens, qui longent Princes Street.
Le dilemme : côté cour ou côté jardin ?
L'un des nombreux parterres fleuris des Princes Gardens
Ensuite, ne sachant plus trop quoi faire en attendant le souper, nous avons décidé de retourner à l'auberge pour s'y reposer un peu. 

mercredi 1 août 2012

Arthur's Seat

S'il y a un seul endroit que je voulais absolument voir à Édimbourg, c'est bien Arthur's Seat, cette colline surplombant la ville d'Édimbourg. J'avais déjà vu de nombreuses photos de la vue spectaculaire du sommet de cette colline, et je voulais vraiment la voir en vrai. En plus, en cette fin du mois de mai, Arthur's Seat était complètement couvert de ces bosquets de fleurs jaunes sentant le coconut, ce qui lui donnait fière allure.

Arthur's Seat à sa base

La montée n'est pas très longue, mais comme il faisait très chaud, je me suis vite fatiguée. Nous avons arrêté de monter juste avant d'être rendues au sommet, mais ce n'était pas la peine d'aller plus loin puisque la vue était déjà splendide. En voici quelques photos :


Un endroit qui me faisait penser au Parthénon.
Tout à coup, je n'étais plus certaine d'être en Écosse !

Vue de la vieille partie d'Édimbourg, avec au fond le Édiburgh Castle

Vue sur Holyrood Palace et sur Holyrood Park

samedi 28 juillet 2012

Descente du Royal Mile, prise 2

En se levant le lendemain matin, nous avons malheureusement dû refaire nos bagages parce que nous allions perdre nos places dans la super chambre à la fenêtre-banquette. Nous avions réservé en deux temps, ce qui nous a valu ce petit désagrément.
Nous avons donc mis nos bagages dans des casiers, et comme nous avions envie de manger quelque chose de plus soutenant que des scones ou des céréales, nous sommes de nouveau parties à la recherche d'un restaurant pour le petit déjeuner.
C'est en voulant admirer St Giles' Cathedral de plus près que nous avons découvert le St Giles' Café situé au sous-sol de la cathédrale. Le café offrait toute une panoplie de pâtisseries plus appétissantes les unes que les autres, mais comme il était encore tôt, j'ai dû me contenter d'un sausage roll et d'un excellent café. Nous avons tellement apprécié l'endroit que nous avons décidé d'y revenir le lendemain matin.
La pancartes du St Giles' Cathedral café
Après nous être bien rempli l'estomac, nous avons résolu de nous rendre à Arthur's Seat avant qu'il ne fasse trop chaud (en effet, pour une fois la journée s'annonçait chaude). Mais pour se faire, il fallait redescendre le Royal Mile jusqu'au Holyrood Park. Comme je n'avais toujours pas trouvé ma veste, nous avons visité quelques boutiques supplémentaires, et puis, il y avait tellement de choses à voir que nous avons pris notre temps finalement.

L'une des nombreuses petites ruelles le long de Royal Mile
J'ai entre autres photographié ce chien dans une vitrine de whisky. Il allait tellement bien dans le décor que je n'ai pas pu m'empêcher de le photographier !

Un terrier écossais dans une vitrine de magasin de whisky. Concept !
J'ai finalement trouvé ma veste que j'ai immédiatement revêtue, puis nous avons finalement pu nous rendre à Arthur's Seat. Auparavant, nous avons observé le Parlement qui est très étrange et incongru dans un décor comme celui de Édimbourg, et nous avons eu la déception de ne pouvoir visiter Holyrood Palace, puisque la reine y séjournait. Quel hasard ! Nous n'avions pu visiter Buckingham Palace à Londres pour la même raison...
Le Parlement au look futuriste de l'Écosse
Mais bon, nous avons pris quelques photos, puis nous nous sommes dirigées au Arthur's Seat, mais il était déjà trop tard, il faisait déjà chaud (alors que j'avais enfin ma veste, bien sûr... )

Holyrood Palace

Souper au Deacon Brodies Tavern et exploration d'Édimbourg

Après cette séance de magasinage, nous sommes allées au restaurant que nous avions choisi, le Deacon Brodies Tavern. Le pub du rez-de-chaussée était plein à craquer, mais ce n'était heureusement pas le cas du restaurant qui était encore presque vide. C'est que les Européens mangent plus tard que nous ! Et c'est heureux, puisque j'avais très faim ce soir-là.


Le Deacon Brodie's Tavern où nous avons mangé un très bon repas !

J'ai choisi le steak pie, un mets qui figure sur à peu près tous les menus écossais que j'ai vus et qui m'intriguait beaucoup. Est-ce que ce serait un pâté à la viande de boeuf haché ? Ici, on les fait surtout à base de porc haché, alors je me demandait ce que ça donnerait avec du boeuf... Finalement, cela ressemblait plus à un pâté au poulet qu'à un pâté à la viande, mais avec des morceaux de steak au lieu du poulet et une sauce plus brûnatre que blanche. C'était très bon, copieux à souhait, et cela faisait changement des burgers qui étaient délicieux mais que nous mangions à tout bout de champ ! Stacia, elle, a commandé... un burger !
Après souper, nous avons poursuivi notre promenade en descendant le Royal Mile presque au complet, nous réservant Holyrood Palace et le Parlement pour le lendemain. Nous avons notamment admiré St.Gile's Cathedral ainsi que le site de la dernière exécution publique d'Édimbourg.


St Giles Cathedral


 Puis, nous sommes sorties du Royal Mile pour explorer d'autres rues de la ville. Nous sommes passées devant quelques beaux bâtiments, comme par exemple cet édifice écrit Scotsman dessus !

The Scotsman

On aime les Scotmen !


 Néanmoins, mon bâtiment préféré demeure celui-ci :


Nous sommes rentrées assez tôt à l'auberge ce soir-là, d'une part parce que nous étions complètement brûlées de notre voyage aux journées intensément bien remplies, et d'autre part parce que nous avions froid ! De plus, il était trop tard pour commencer une visite. Nous avons donc décidé d'être sages et d'aller se coucher tôt pour être en forme le lendemain !

Première promenade le long du Royal Mile

Nous sommes donc parties à la recherche d'un endroit pour souper. La chose la plus logique à faire, c'était de descendre le Royal Mile. C'est donc ce que nous avons fait, mais bien sûr, arpenter le Royal Mile est synonyme de foule de touristes et de boutiques de souvenirs.
Nous avons donc fait notre chemin à travers les touristes et nous n'avons pas tardé à trouver le restaurant que nous désirions essayer.
L'extérieur du restaurant était tellement beau qu'il se trouvait sur de nombreuses cartes postales des boutiques de souvenirs de Royal Mile. C'est le Deacon Brodie's Tavern. Il était peint en vert forêt et en noir et à ses fenêtres se trouvaient des boîtes à fleurs remplies de magnifiques fleurs rouges. 
Toutefois, il était encore un peu tôt pour souper. Nous avons donc décidé de faire ce que tout touriste « digne de ce nom » fait à Édimbourg, c'est-à-dire magasiner des souvenirs sur le Royal Mile.
Je me suis donc acheté un joli foulard de cachemire écossais aux motifs de tartan mais dans des teintes de gris uniquement. Non pas que je n'aime pas les couleurs traditionnellement écossaises, mais elles s'agençent plutôt mal...

J'ai le don inné de me foutre dans les photos quand ce n'est pas le temps,
mais cette fois-ci cela aura eu au moins l'avantage de montrer mon foulard de cachemire écossais...

Je me suis aussi payé deux Edinburgh Rock, ces cannes de bonbon géantes qui sont typiques de la ville. Je n'ai qu'une chose à dire à propos de ces bonbons : ils sont si gros qu'ils ont duré un long bout de temps après mon retour au Canada !


Un des deux Edinburgh Rock que j'ai achetés... Ça en fait, du bonbon !

Nous avons aussi eu beaucoup de plaisir à regarder les kilts et à écouter des extraits de musique écossaise. C'était principalement de la musique traditionnelle et folklorique, mais parfois c'était aussi complètement autre chose !
Comme la température n'avait toujours pas augmenté, j'ai eu l'idée de me magasiner une veste plus chaude pour terminer le voyage. Je voulais quand même qu'elle soit assez belle pour que j'aie envie de la garder en souvenir après le voyage. Comme je n'ai rien vu de tel ce soir-là, je n'en ai donc pas acheté- et j'ai continué à geler toute la soirée.

jeudi 12 juillet 2012

Retour à Édimbourg et fin du tour en Écosse

Ça y est, c'était déjà la fin. Nous avons fait nos adieux aux autres membres du tour, puis Stacia et moi avons traversé la rue pour prendre notre chambre au Castle Rock Hostel.


Notre chambre au Castle Rock Hostel.


Moi devant la fameuse fenêtre de l'auberge jeunesse !

Si nous étions triste d'avoir terminé le tour en Écosse, nous avons été très heureuses lorsque nous avons ouvert la porte de notre chambre. Nous avions gagné le jackpot : la chambre avec la banquette sur le bord de la fenêtre qui donnait sur le château ! Cela nous a remonté le moral et nous a motivé à sortir nous promener en ville pour le souper et la soirée. Même s'il me semblait que rien ne pourrait plus égaler le reste du voyage maintenant que notre MacBack Packers Tour était terminé, ça faisait du bien de se retrouver seules.


La vue de notre chambre sur Edinburgh Castle

Et puis, de nombreux bons moments étaient encore à venir en Écosse mais aussi à Paris.

samedi 31 juillet 2010

Le départ d'une grande aventure à l'écossaise !

La grande salle du Castle Rock Hostel est vite devenue bondée de gens, car non seulement les voyageurs à Édimbourg y étaient, mais également les deux groupes qui partaient avec un Macbackpackers Tour.
On a attendu assez longtemps, jusqu'à ce qu'une femme entre et nous demande avec une énergie excessive si nous étions heureux de partir pour un super tour en Écosse ! Elle s'attendait presque à ce que nous explosions de joie, mais apparemment je n'étais pas la seule à ne pas avoir beaucoup dormi parce que la réponse des gens de la salle a été modestement enthousiaste ! La femme est repartie en nous disant que notre guide et conducteur arriverait un peu plus tard. Effectivement, dix minutes plus tard, un homme irradiant d'énergie est apparu, vêtu de l'incontournable kilt et sautillant un peu partout ! Il était encore pire que la femme d'avant ! Je capotais un peu, parce que franchement, ce matin-là, je n'étais pas d'humeur à m'extérioriser ! Heureusement, mon opinion de notre guide Neil n'a pas tardé à changer. Oui il avait plus d'énergie que la moyenne des gens, mais il était aussi un passionné de son pays et avait une connaissance très étendue sur presque tout. Il avait des centaines d'anecdotes à nous conter, chose qu'il faisait avec brio, alliant humour et sérieux ! De plus, son accent était si totalement écossais !
Je n'y comprenais presque rien au début, mais c'était tellement musical que j'avais tout le temps le goût de rire. Puis, avec le temps, je me suis habituée et à la fin, je comprenais tout, sauf lorsqu'en racontant une anecdote, il s'emballait trop et se mettait à parler aussi vite qu'il est humainement possible de le faire.
Neil a donc pris les présences, puis nous sommes sortis dehors pour mettre nos bagages dans l'autobus (une vieille Mercedes blanche d'une vingtaine de places) et prendre notre place à bord. J'avais trouvé un endroit où trois places de suite étaient libres, mais j'ai fait l'erreur de ne pas m'asseoir au milieu, de sorte que deux filles sont arrivées et ont pris les deux autres sièges avant que n'arrive Stacia. Je suis donc partie à la recherche d'une autre place, et nous nous sommes finalement retrouvées une en arrière de l'autre, en avant de la bus le long de l'allée. Moi qui avait rêvé d'une place le long de la fenêtre pour prendre plus de photos !
Neil nous a fait un exposé de présentation tout à fait hilarant, nous exposant la nécessité de se comporter responsablement puisqu'il avait besoin de tout son salaire pour faire vivre sa femme et son bébé fictif qui allait mourir de faim si on ne le nourissait plus. Puis, il nous a fait remarquer que nos sièges comportaient des ceintures, et nous a dit que la stupide loi d'Écosse voulait que la ceinture soit obligatoire, même en Écosse. Il nous priait donc de bien vouloir la mettre. De la manière dont il avait parlé, mi-figue, mi-raisin, nous ne savions pas trop si oui ou non il plaisantait. Mais finalement, il était bien sérieux : il fallait la mettre !
Il nous a également présenté son autobus, vieille de plusieurs années déjà et comportant déjà je ne sais plus combien de centaines de mille kilomètres. De toute évidence, il avait bien hâte de conduire une bête un peu moins capricieuse !
La partie la plus drôle de son discours a été lorsqu'il a expliqué qu'il allait passer beaucoup de temps à sacrer. Il nous a prié, voire supplié de ne pas s'en offenser, parce que c'était sa seconde nature et qu'il ne voulait surtout pas perdre son emploi parce qu'une personne s'est trop plainte de son langage abusif. Bon, ça pas l'air si drôle comme ça, mais je vous jure que c'était tordant ! Et puis, c'est vrai qu'il a passé son temps à sacrer !
Ceci étant dit, il était temps de partir ! Mon rêve de visiter les Highlands d'Écosse était enfin sur le point de se réaliser !

Un réveil difficile

Malgré une trop courte nuit, j'étais déjà réveillée à 5 heures du matin en ce 24 mai, soit 2 heures avant le temps de se réveiller. Je voguais entre le sommeil et l'éveil et j'avais déjà mal à la tête, mais je ne pouvais plus dormir parce que de un, j'étais trop excitée de la journée à venir et de deux, j'avais peur de ne plus me réveiller si je me rendormais.
Après nous être habillées, nous sommes montées à la salle principale où avait lieu à la fois le déjeuner et le regroupement des personnes qui allaient faire le tour de l'Écosse avec nous !
Le déjeuner était très déçevant : des céréales ou des scones ! N'étant pas certaine du goût qu'aurait le lait en Écosse (je me rappelais le drôle de lait jaune des Bahamas) j'ai opté pour les scones qui n'étaient pas très appétissants parce que j'ai eu la bêtise de ne pas les accompagner de café ce matin-là pour sauver un peu d'argent ! Mais quelle erreur ! Un petit café aurait au moins eu l'avantage de secouer un peu mes neurones !
Après le déjeuner, il restait encore beaucoup de temps avec le départ, mais nous n'avions rien à faire d'autre que de nous asseoir sur un canapé et attendre. C'est donc ce que nous avons fait, et c'est dans un état semi-comateux que j'ai passé l'heure suivante, même pas capable de formuler une pensée cohérente.
Il faisait un beau soleil à Édimbourg ce matin-là. Par conséquent, Stacia et moi avions été trop optimiste en optant pour une petite camisole et des pantalons capri ! Nous étions assises sous une fenêtre ouverte qui nous a vite fait comprendre que le climat de l'Écosse ne serait pas le même que celui de Londres ! Mais ce n'était pas grave pour le moment : il n'y avait bien que le froid pour me tenir éveillée ce matin-là ! Et puis, la vue sur Édimbourg était magnifique !
*

Nous avons vite constaté que nous n'avions pas été les seules à être optimistes quant au climat ! Tout le monde est arrivé en vêtements d'été et certains n'avaient même pas de veste ! J'ai su un peu plus tard durant le voyage qu'il avait fait magnifiquement beau et chaud à Édimbourg les jours précédents, ce qui avait fait en sorte que tous avaient crû que nous aurions du temps sinon chaud, du moins confortable. Tout le monde ou presque a donc gelé pendant tout le tour, et certains étaient même obligés de porter les mêmes vêtements à tous les jours !
La morale de cette histoire : Si vous allez en Écosse, amenez vous de tout, peu importe les prévisions météorologiques !

dimanche 25 juillet 2010

En route pour l'Écosse !

Notre avion était donc en retard, et déjà nous avions prévu que la nuit allait être courte, avec notre avion arrivant vers 23h et le trajet jusqu'au Castle Rock Hostel, l'enregistrement, la douche et toutes les petites choses que l'on doit faire avant de se coucher... Et puis notre tour en Écosse qui partait à 9h le lendemain ! Le temps de déjeuner et de ramasser nos choses, de s'arranger un peu, il fallait se lever à 7h... Nous n'allions pas péter le feu le lendemain !
Heureusement, le retard n'a pas été majeur. On parlait d'une demi-heure à une heure, mais finalement il n'y a pas eu plus de vingt minutes de retard. Pour passer le temps, nous avons compté le nombre de 1 pence que j'avais (je détestais compter la monnaie britannique, alors je préférais toujours payer avec des billets) et nous avons vite fait de constater que j'en avais assez pour m'acheter une bouteille d'eau ! Ça allait libérer mon porte-monnaie d'un grand poids, mais j'étais beaucoup, beaucoup trop gênée pour aller acheter ma bouteille d'eau avec des cennes noires ! Stacia l'a donc fait pour moi. Vous auriez dû voir l'air exaspéré du gars du café ! Il avait l'air de dire : « non, mais tu me niaises ? Tu veux vraiment me faire compter tout cela, deux minutes avant la fermeture ? » et elle de répliquer : « oui, bien entendu ! ». C'est donc de cette manière que j'ai eu le droit à une bouteille d'eau pour le trajet Londres-Édimbourg.
Ce soir-là, j'ai entendu pour la première fois la façon dont on doit prononcer Edinburgh. Cela n'a rien à voir avec la façon dont on l'écrit. C'est quelque chose comme Edinberrrra ; façon légèrement sabotée de dire Edinburrough, je suppose ! Enfin, à mes oreilles, ça semblait bien comique ! Et cela demeure également très difficile à prononcer pour moi aussi !
Le vol s'est très bien passé, et a semblé ridiculement court comparé au vol Montréal-Paris. Si ça n'avait pas été d'une femme totalement pompette, cependant, je doute que ça aurait paru aussi court ! On avait vu la femme en question boire bien avant le décollage. Elle était avec un homme et riait aux éclats à la moindre occasion. Elle était bien comique, avec ses lunettes fumées ! Elle n'a jamais voulu les enlever. Je parie que c'est parce qu'elle les avait déjà quand elle a pogné l'énorme coup de soleil qu'elle avait au visage !
Quoi qu'il en soit, la dame en question était plutôt drôle. Les coups de soleil, l'alcool et l'altitude ne faisant pas bon ménage, il n'est pas étonnant qu'elle ait perdu un peu la boule. La première chose qu'elle a faite est d'accrocher le chandail de l'agent de bord pour lui dire : «Easy Jet, c'est tellement cheap... Vous êtes sûr qu'on ne va pas s'écraser ? » et un peu plus tard « Eh ! Comment faites-vous pour supporter tant de orange à journée longue ? Ça doit être agressant ! » Le gars avait l'air de se dire que c'est elle qui était agressante ! hi hi Je crois qu'il n'avait pas envie de la servir lorsqu'elle a demandé deux petites bouteilles de vin supplémentaires...
Quand nous sommes arrivées à Édimbourg, il était près de 23h30. Nous avons pris le bus pour le centre-ville et avons débarqué au terminus qui apparemment était tout près de l'auberge. Apparemment aussi qu'en descendant de l'autobus, nous allions voir le château, et que nous avions juste à marcher dans sa direction pour trouver le château.
Sauf que. Dans le noir, on était pas certaines à 100% d'où était le château. Et quand nous l'avons trouvé, nous avons pensé: « Oh my God ! Que c'est haut ! » Et oui ! Après cette journée de plus de 15 heures à marcher, à monter des escaliers et à se déplacer, nous avions ENCORE de très nombreux escaliers à gravir pour arriver à l'hostel. Mais ça en valait la peine. La température était très agréable, et nous passions par des petites ruelles mal éclairées qui donnaient déjà un avant-goût de l'atmosphère de la ville. Malgré la fatigue, j'étais exaltée : je sentais déjà que j'allais adorer cette ville, et adorer l'Écosse en général.
Arrivés au Castle Rock Hostel, nous avons immédiatement été frappées par l'atmosphère qui était ma foi bien plus fêtarde que celle de l'auberge à Londres. Je n'étais pas certaine que j'allais apprécier, mais ce n'était pas le temps de faire la fine bouche ! Il était très tard, j'étais très fatiguée et j'avais très hâte de trouver un lit, peu importe le bruit aux alentours.
J'ai eu le plaisir d'entendre du français à la réception ! Le gars était tout content lui aussi d'entendre du français. Ça fait toujours du bien en voyage après quelques jours d'entendre sa langue maternelle !
On nous a attribué deux lits de la brain room. Mon lit s'appelait Brain Dead, ce qui m'a immédiatement fait penser à une amie qui adore ce film. Mais je l'ai beaucoup moins aimé quand j'ai constaté qu'il s'agissait de la partie supérieure d'un bunk bed. C'était la première fois que j'avais affaire à un tel lit, j'ai le vertige, il craquait et bougeait comme s'il allait s'effondrer et il n'y avait rien pour me retenir si je me retournais. Et le comble: j'allais devoir grimper dessus dans le noir, parce que tout le monde dans la chambre dormait !

Mais d'abord, nous devions tout sortir nos choses de nos sacs pour aller prendre nos douches et se préparer à dormir. Nous avons fait le tout dans le corridor, histoire d'avoir un peu de lumière et de ne pas réveiller les autres. Mais disons que ce n'était pas l'idéal !
Quand j'ai fini par me coucher, il était passé 1h du matin. Et je n'ai presque pas pu dormir, parce que j'avais plein de choses que je n'avais pas eu le temps de ranger sur le lit et que j'avais peur qu'elles tombent sur la fille d'en bas et aussi parce que le lit bougeait et craquait terriblement à chaque fois que je faisais mine de vouloir m'installer un peu plus confortablement.
J'ai fini par dormir un peu, mais jamais assez pour être en forme pour le lendemain. Tant pis, je trouverais tout de même le moyen d'en profiter !