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samedi 3 juillet 2010

Fish n' chips au Trafalgar Square !

Assez, c'est assez, il fallait maintenant manger ! Comble du malheur pour moi, Stacia tenait absolument à manger des fish n' chips ! N'étant pas une amateure de poisson, cela ne me plaisait pas du tout, mais en même temps, je savais qu'on ne peut pas décemment aller au Royaume-Uni sans manger au moins une fois des fish n' chips ! J'ai donc décidé que c'était le temps ou jamais où le faire !
On s'est donc arrêté à un petit restaurant où on pouvait emporter notre commande et nous sommes allées manger nos fish'n'chips au pied d'une statue de Trafalgar Square. Difficile de faire plus touriste, non ? Mais c'était quand même très bien, et j'ai été agréablement surprise par le goût des fish n' chips. Pas au point de le dévorer au complet (ils vous en servent une méchante portion), mais quand même !


Après notre dîner en plein milieu de l'après-midi et après en avoir parlé tout l'avant-midi, nous avons décidé d'aller faire la London Eye. C'était une grande décision, parce que ça impliquait de faire plusieurs sacrifices, de se tapper une longue ligne d'attente sous un soleil ardent et de payer une assez grosse somme.
Mais après tout, aller dans la London Eye à Londres, c'est comme monter la Tour Eiffel à Paris ou la tour du CN à Toronto: il ne faut pas manquer cela ! Et puis, voir une ville du haut des airs, c'est toujours impressionnant.
Nous sommes donc parties vers la London Eye à pied (après tout, rien n'est bien loin à Londres), passant par une boutique de souvenir kitch de Londres où j'ai acheté des tonnes de cartes postales à 10 pences et par un quartier où (miracle !) les touristes étaient inexistants ainsi que le soleil ! J'en ai profité pour enlever mes tongs qui me meurtrissaient les orteils et pour les refroidir sur les pierres froides des trottoirs.
*

Nous n'avons pas tardé à découvrir que nous étions dans le quartier où se trouvent des ministères, dont entre autres le ministère de la défense qui était particulièrement bien défendu, justement. Il y avait des grilles et de grosses caméras, tellement que je n'ai pas trop osé prendre de photo. J'ai tout de même photographié les statues qui surplombent l'entrée qui sont, à mon avis, d'un goût discutable. Regardez donc les cuisses de cette femme ! On dirait qu'elle est mi-homme, mi-femme !


En ressortant de ce quartier, nous avons traversé à pied le Westminster Bridge où un joueur de cornemuse interprétait des pièces de musique en kilt. J'ai pensé que décidément, les anglais aimaient s'attribuer la culture écossaise ! Je n'y étais pas encore allée que déjà je me sentais une affinité avec les Écossais. Tous comme les Québécois, ils se battent pour qu'on leur reconnaisse une identité propre, mais on les confond souvent malheureusement avec les Anglais, ce qui les choque au plus haut point. Ils ont pourtant une culture si différente de celle des Anglais ! Je n'ai donc pas encouragé ce joueur de cornemuse, pensant que de toute façon, j'en entendrais bien d'autres en Écosse !
De l'autre côté du Westminster Bridge se trouvait la London Eye... Et c'était parti pour une longue attente !

HouseHold Cavalry Museum

Même si nous étions en milieu d'après-midi et même si nous crevions de faim depuis un bon moment déjà, nous avons décidé de faire un arrêt au HouseHold Cavalry Museum puisque nous passions par là et que c'était un autre des musées de Londres que nous pouvions visiter gratuitement avec notre London Pass.
À moins d'être un amateur de la royauté anglaise ou de la cavalerie anglaise, je ne vous recommande pas cette visite, sauf si comme moi vous passez par là et que vous avez votre London Pass en main.
Le HouseHold Cavalery Museum est situé au Wellington Barracks, au même endroit que j'ai vu cette cérémonie avec les centaines de guardes de la reine le jour d'avant.
L'exposition comporte entre autres les différents costumes dorés et rouge que les cavaliers de la royauté ont porté depuis des siècles, les box des chevaux blancs de la reine, et une boutique de souvenirs vendant les drôles de casques que portent les cavaliers de la reine.



Ah, et puis, dans une vitrine digne de celles comportant les bijoux les plus précieux, vous verrez la signature de la reine Elizabeth II donnant son autorisation pour l'ouverture du musée en 2007 ! Mon Dieu qu'on en fait des chichis avec la reine à Londres ! Après tout, elle est humaine comme tout le monde !


À votre sortie, ou à l'entrée dépendamment de par où vous entrez au musée, vous verrez des cavaliers dans leur plus beau costume montés sur des chevaux blancs et à l'air impassible. Plutôt que de devoir montrer que ces cavaliers sont en vie en les faisant dire « Tassez-vous de là ! Ces chevaux peuvent être dangereux » on a posé une pancarte disant quelque chose comme « Attention ! Sous leurs airs angéliques, ces chevaux blancs pourraient bien vous botter le cul ! ».



Malheureusement, ceci ne semble pas faire peur aux touristes qui s'avancent le plus possible pour marteler les pauvres cavaliers et leurs chevaux de leurs caméras ! Chose que je n'ai pas pu m'empêcher de faire, comme vous pouvez le constater ! Mais au moins, je n'étais pas à la portée de ses pattes, moi !
Comme je n'ai pas beaucoup de photos de ma visite à ce musée, je me suis permis de copier la photo qui se trouve sur une page du site officiel du musée, qui se trouve ici. Je vous invite à le visiter si vous voulez en savoir plus, parce qu'en toute honnêteté, je n'ai pas retenu grand chose de cette visite !

Churchill Museum & Cabinet War Rooms

Après avoir visité une tour médiévale, nous avons fait un gros bond dans l'histoire en visitant le Churchill Museum & Cabinet War Rooms.
J'avoue que je ne savais pas trop de quoi il s'agissait, et l'idée de visiter une musée qui portait sur la Deuxième Guerre mondiale me plaisait guère. Cependant, Stacia tenait à y aller parce que son père est apparemment un fan fini de Winston Churchill et elle voulait pouvoir lui montrer les photos de l'endroit et lui raconter un peu à quoi ressemble la visite. Et puis, encore une fois, nous avions libre accès au musée grâce à notre London Pass.
Nous y sommes donc allées, et aussitôt rentrée, je me suis souvenue avoir vu ce musée dans des émissions de Canal Évasion. Tout d'un coup, ça me tentait beaucoup de visiter l'endroit, qui a servi de refuge souterrain au premier ministre de l'époque, Winston Churchill et à son équipe.
Sa construction a débuté en 1938 et il fût terminé à temps pour le début de la guerre en août 1939. Il a servi à partir de ce moment jusqu'à la fin de la guerre en 1945. On y tenait de nombreuses réunions clandestines et on suivait la progression des troupes de chaque pays participant à la guerre dans la salle des cartes.
Ce qui est le plus impressionnant, c'est que tout ce que l'on voit dans les salles de réunion et la salle des cartes a été laissé dans l'état où il se trouvait à la fin de la guerre. Il paraît que rien n'a été touché !
À votre entrée dans le musée, on vous offre l'audioguide, et ce, dans plusieurs langues. J'ai eu le privilège de visiter le musée avec un audioguide dans ma langue maternelle, ce qui a de beaucoup facilité ma compréhension.
La visite passe par différentes salles, incluant les chambres de Winston Churchill, de sa femme, de ses détectives et de ses sous-ministres, de la cuisine et de la salle à manger, la salle où opérait le standardiste radio, la salle des machines à écrire où des secrétaires tappaient des messages clandestins vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la salle où se trouvent de nombreux téléphones et d'où le Premier Ministre pouvait téléphoner directement au Président des États-Unis de l'époque, Franklin D. Roosevelt, etc.

La salle à dîner du premier ministre

La chambre à coucher de la femme de Churchill

L'opérateur radio

Une salle de réunion

La salle des cartes

Vue différentes sur la salle des cartes et ses nombreux téléphones

La chambre à coucher du premier ministre

Je me rappelle m'être dit que c'était pas mal plus grand que je ne le pensais, mais je viens d'apprendre en lisant un article sur Wikipédia que la partie couverte par la visite guidée n'est qu'une partie infime de l'abri souterrain. Il paraît qu'il est en fait beaucoup plus grand, et qu'il pouvait héberger jusqu'à 528 personnes ! Outre les salles que nous visitons dans le musée, il y aurait de nombreux dortoirs, une cantine et même un hôpital ! Je suis impressionnée !

L'audioguide est très complet et très bien fait, tellement qu'il vous donne réellement l'impression de vivre cette époque. Les mannequins de cire aussi sont parfaits. Ils ressemblent à s'y méprendre à de vraies personnes et auraient été fabriqués par les mêmes personnes qui ont fabriqué les mannequins du musée de Madame Tussauds de Londres.

Je recommande à tous cette visite des "bunkers" de Winston Churchill, que vous soyez amateurs de la Deuxième Guerre mondiale ou non. Ça vaut vraiment la peine, surtout si vous avez la London Pass. Et puis, dans le cas où vous êtes plus ou moins intéressés (ce qui m'étonnerait), vous pouvez toujours faire la visite plus rapidement, et même en ressortir au bout de quelques minutes. C'est l'avantage des audioguides ! En tout cas, moi je n'ai pas du tout regretté d'y être allée, même si je crevais de faim à en shaker des jambes !

Pour plus d'informations, l'article de Wikipédia (en anglais).

vendredi 2 juillet 2010

Jewel Tower

La Jewel Tower est une tour médiévale datant de 1365 et qui faisait partie du palais de Westminster original. Elle est l'une des deux seules sections du palais original à avoir survécu aux flammes.
À l'origine, cette tour servait de forteresse pour protéger les bijoux de la royauté. C'est évidemment pour cette raison qu'on l'appelle aujourd'hui la tour des bijoux.
De nos jours, il y a peu à voir dans cette tour, si ce n'est une exposition de l'histoire du Palace of Westminster. Mais pour moi, ce fût l'un des moments forts de mon séjour à Londres.
C'était la première fois que j'avais l'honneur d'entrer dans un bâtiment qui datait du Moyen Âge, et à l'idée que je mettais les pieds dans un endroit qui avait tant d'histoire, j'en avais des frissons.

Fondations originales de la Tour.

Et c'est aussi en entrant dans de telles bâtisses qu'on se rend compte à quel point le monde à évolué. L'intérieur de la tour était froid et humide, alors que dehors il faisait une chaleur d'enfer. J'avais peine à imaginer que des gens puissent y passer l'hiver. Ils n'avaient en tout cas pas l'art d'isoler les maisons que nous avons aujourd'hui !
J'ai aussi pu constater à quel point les gens de l'époque étaient petits. L'escalier menant au sommet de la tour était étroit et les marches, très petites. Stacia et moi entrions à peine dans les portes, alors que nous ne mesurons pas plus de 5'1'' !!! La table et les chaises, quant à elles, étaient si basses que j'en suis demeurée stupéfaite !
*

Nous pouvions voir de la tour les Houses of Parliament, mais notre vue était obstruée par des vitres sales et trop épaisses. Quand on pense qu'à l'époque, c'était un luxe d'avoir de telles fenêtres !
*

Non, la vie du Moyen Âge et d'aujourd'hui n'ont décidément rien à voir !

Pour plus d'informations sur la Jewel Tower, c'est par ici !

Victoria Tower Gardens

Après avoir été au Westminster Abbey, nous avons décidé de prendre une marches dans les rues de riches aux alentours. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre en photo cette magnifique porte. En effet, l'une des choses qui m'a particulièrement plu des appartements de Westminster, ce sont les portes qui, le plus souvent, étaient massives et peinturées en noir, en vert ou en rouge. Souvent, il y avait aussi une plante telle que celle que vous voyez sur la photo.
Notre promenade nous a mené derrière le Parlement, au Victoria Tower Gardens, d'où la vue sur le palais est magnifique. Ce n'est pas un parc comme St James Parc, avec de nombreux parterres de fleurs et tout le tralala, mais c'est un agréable espace vert où il fait bon de s'asseoir et de se reposer un peu à l'ombre des grands arbres.

On y retrouve entre autres trois des célèbres éléphants de Londres, qui sont des éléphants vendus sur Ebay et dont les profits vont à une société qui favorise la protection des éléphants d'Asie et d'Afrique. Ainsi, on retrouve certains éléphants qui sont plutôt d'allure asiatique alors que les autres sont des éléphants d'Afrique. Il y en aurait environ 250 éparpillés un peu partout dans la ville de Londres.

On retrouve aussi au Victoria Tower Gardens une agréable promenade sous les arbres et qui longe la Tamise, ainsi que le Buxton Memorial un drôle de monument commémorant l'émancipation des esclaves en 1833. En son centre, il y a une petite fontaine en forme de fleur. J'ai beaucoup aimé ce memorial, mais avec ses allures quasi arabes, je l'aurais trouvé plus à sa place dans un endroit comme l'Espagne, le Portugal ou le Maroc !

Nous avons passé quelques minutes dans ce parc, le temps de se reposer et d'apprécier le calme de l'endroit après tous les touristes qui se trouvaient... juste de l'autre bord du palais ! On dirait que tout le monde n'a pas la chance de découvrir ce havre de paix !

Westminster Abbey

Immédiatement à côté des Houses of Parliament se trouve l'abbaye de Westminster. Cette église est la plus connue de Londres, plus connue encore que St.Paul's Cathedral. Les côtés de celle-ci sont dans les mêmes teintes que le Palais de Westminster, alors que sa façade est plus blanche. Ceci a contribué à semer la confusion en moi. J'ai cru pendant un long moment que les côtés étaient Westminster Abbey, et que la façade était St.Margaret's Church, sans même m'apercevoir qu'il s'agissait en fait du même bâtiment !
Enfin, peu importe, puisque les côtés comme la façade sont magnifiques à regarder ! Je n'ai jamais vu tant de détails et de parures sur une église, sauf peut-être à Notre-Dame de Paris. En fait, les deux sont assez comparables à ce niveau. On retrouve de nombreuses sculptures de personnages importants à même la pierre, ainsi que des décorations de toutes sortes. C'est vraiment incroyable à regarder, et tout particulièrement lorsqu'on est habitués à la sobriété des églises nord-américaines. J'imagine que c'est encore plus un choc pour les américains de confession protestante !

La construction de l'édifice que l'on connaît a été débutée au XIIIe siècle, mais il y aurait eu une abbaye à cet endroit depuis aussi longtemps que 616. Elle a été construite sous Henri III, qui a décidé de lui en donner cette allure gothique.

Presque tous les couronnements de rois et de reines d'Angleterre ont eu lieu dans cette abbaye et plusieurs d'entre eux y ont également été inhumés.

Je n'ai pas eu la chance de visiter l'intérieur de cette abbaye, car c'était vraiment hors de prix, malheureusement. Et nous n'y avions pas non plus accès à l'aide de notre London Pass. Nous nous sommes tout de même approché le plus possible de la porte d'entrée des visites pour tenter d'y jeter un coup d'oeil.
Stacia a demandé à cet homme: « Sur combien de photos dans le monde crois-tu que tu figures ? » Il a répondu: «Beaucoup, sans aucun doute ! ».

Après avoir pris quelques photos, nous avons quitté les lieux pour marcher dans les alentours. Cette marche nous a menées derrière le Parlement, au Victoria Tower Gardens.

Pour plus d'informations sur Westminster Abbey, c'est ici !

The Original Tour, red line

Le lendemain matin, pour sauver du temps et de l'argent, nous avons mangé les restes de pita et de fromages de la soirée précédente. Puis, nous nous sommes mises à la recherche d'un café, puisque après plus de vingt-quatre heures sans avoir consommé de caféine, je commençais à être en manque !
Nous sommes donc allées au Costa Café, une chaîne de cafés dans le genre de Starbucks et qui semble être très populaire en Europe, pour se commander un Americano Café. Parce qu'en Europe, si vous commandez simplement un café, c'est à vos risques et périls. Vous pourriez tout aussi bien vous ramasser avec un café noir qu'avec un espresso. Il est aussi possible qu'on vous regarde drôlement pendant quelques secondes, le temps qu'ils se demandent si votre accent vient de quelque part en Amérique et qu'on vous demande « avec du lait ?». Si vous répondez oui il se peut qu'on vous donne plus de lait que de café, ou pire, qu'on mette directement cette quantité astronomique de lait directement dans votre café, ce qui, cela va de soit, diminue d'autant l'efficacité de votre premier café matinal. Enfin, si vous êtes chanceux, on va vous offrir précisément le type de café que vous voulez. Mais cela n'arrive pas souvent. En bref, commandez donc un cappucino, ça va être moins compliqué !
Donc, café en main, nous avons traversé la rue et attendu qu'arrive l'autobus de la Red Line de The Original Tour. Nous comptions nous servir de ce transport gratuit pour nous rendre à Westminster, en passant par de nombreux autres endroits de Londres. Même si nous avions le transport gratuit en métro, nous préférions prendre l'autobus, parce qu'au moins, on peut voir quelque chose. Et puis, on est moins serrés que dans les métro toujours bondés de gens pressés.


Nous avons vu ce matin-là la London Eye pour la xième fois et pas pour la dernière fois non plus !


La Red Line reprenait plus ou moins le trajet de la Yellow Line, du moins au début. Mais nous avons fait la partie que nous avions manqué en débarquant pour faire notre croisière, c'est à dire Southbanks, où se trouvent entre autres le London Dungeon, Southwarks Cathedral, Tate Modern et le Shakespeare Globe. Nous sommes également repassées par le Tower Bridge et le London Bridge, puis nous avons longé la Tamise sur la rive nord du fleuve avant de débarquer tout près de Westminster Bridge. Le trajet de l'autobus se poursuivait bien au-delà, mais comme notre objectif cette journée-là était de voir tout ce qui porte Westminster ou St.Margaret's dans le nom, nous sommes descendues bien avant que l'autobus ait terminé son tour.

Les lampadaires le long de la promenade de la Tamise à Westminster sont très jolis !

Nous avons donc terminé le trajet à pied le long de la Tamise jusqu'à notre premier arrêt, Houses of Parliament et le Big Ben.

samedi 26 juin 2010

The Original Tour Yellow Line

Après avoir fait la Blue Line, nous avons pensé qu'il vallait mieux profiter de notre billet au maximum. Nous avons donc fait la Yellow Line, qui est la réelle Original Tour. Cette ligne est commentée par un vrai guide (le nôtre était un gentleman anglais jusqu'au bout des ongles, avec ses cheveux gominés séparés par une raie et son air aristocratique, sans parler de son accent et de son humour typiquement british !) et couvre un grand territoire de la ville, passant par la plupart des ponts de même que la plupart des attractions qui font de Londres la ville reconnue de partout à travers le monde.
Nous avons débuté le tour à Picadilly Circus. Nous n'avons pas tardé à passer dans une artère bondée de théâtres. Je savais que Londres était réputée pour ses théâtres, mais je n'avais pas saisi à quel point avant de voir combien il y en avait ! Et les bâtiments qui les abritaient étaient tous plus beaux les uns que les autres. En voici un. Il s'agit de l'Apollo Theatre. Je ne sais pas du tout s'il est réputé, mais en tout cas j'ai beaucoup aimé le bâtiment qui n'était pas sans rappeler la mythologie grecque (quel hasard !).
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Nous sommes également passées devant un bâtiment dont la facade était ornée d'un imposant drapeau Canadien. Tout d'abord, je n'ai pas prêté attention à celui-ci, habituée comme je le suis de voir le drapeau de mon pays. Puis, quand j'ai réalisé qu'il y avait un drapeau canadien en sol britannique, je me suis empressée de secouer le bras de Stacia comme une petite fille:
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«Regarde, regarde Stacia ! Le drapeau canadien ! Que penses-tu qu'il fait ici ?» Alors Stacia a demandé à notre guide. Je n'ai pas compris grand chose de sa réponse à cause de son anglais plus qu'anglais, mais j'ai compris qu'on y faisait des expositions sur le Canada et que tous les Canadiens y avaient droit à l'Internet gratuitement.
Mais ma stupeur de voir le drapeau canadien ne fût rien en comparaison du moment où j'ai vu le drapeau québécois ! En plus, il n'était pas sur le même bâtiment que celui du Canada, ce qui aurait pu expliquer sa présence. Non, il était complètement à part, et même sur une rue différente si je me rappelle bien. Je suis tellement déçue de ne pas avoir eu le temps de le prendre en photo comme preuve ! Je suis certaine que certains d'entre vous ne me croiront pas, mais OUI ! Je l'ai vu ! Là, j'avais décidément l'air d'une petite fille, peinant à ne pas me lever pour le pointer à tout le monde en criant : «My flag ! My flag ! ».
Peu après, notre bus s'est arrêté pour un moment devant Trafalgar Square, le temps de nous raconter ce que je vous ai déjà raconté à propos de Nelson's Column et de nous désigner la National Gallery.
Puis, nous sommes repartis en direction du St James Palace, un palais de style Tudor qui appartint à Henri VIII d'Angleterre et qui sert toujours de palais administratif à la cour royale de nos jours. Franchement, j'ai encore moins trouvé de quoi se pâmer à se palais qu'au Buckingham Palace !
À un moment donné, nous avons croisé cette statue, dont j'ignore le nom. Notre guide nous a raconté que cette statue a causé un méchant scandale lorsqu'elle a fait son apparition à Londres. À l'époque, c'était la première fois qu'un homme posait nu et la vue d'un homme nu n'était apparemment pas aussi artistiquement acceptable que celle d'une femme nue. De plus, vue d'un certain angle, l'épée de ce guerrier stimulaitun peu trop l'imagination de ces belles dames...

Nous sommes ensuite passées devant le Ritz hotel et avons longé Hyde Park avant de repasser devant Buckhingham Palace. Puis nous sommes arrivées au coin tant attendu que nous planifiions déjà de visiter le lendemain : les Houses of Paliament, le Big Ben, Westminster Abbey et St Margaret's Church.

Houses of ParliamentLe Big Ben St Margaret's Church

St Margaret's School
Ces endroits ont amplement été à la hauteur de mes attentes, même si à ce moment-là, ma seule préoccupation était de prendre le plus de photos possibles... Heureusement que nous avions le lendemain pour regarder ces bâtiments impressionnants d'un peu plus près !
L'autobus nous a mené sur le Westminster Bridge, d'où nous avions une vue splendide des Houses of Parliament, du Big Ben, de la Tamise et, de l'autre côté, de la London Eye.

Le Parlement vu de Westminster Bridge

London Eye

Si je me fie au plan des trajets des différentes lignes d'autobus de la compagnie, nous sommes ensuite passées à Lambeth Palace, même si je n'ai absolument aucun souvenir de ce palais, même en regardant les photos. Après, nous sommes repassées sur le Westminster Bridge et avons fait un long bout de chemin sans grand intérêt jusqu'à ce qu'on soit de retour dans la London City près de cette chère St Paul's Cathedral.

Nous avons emprunté le London Bridge, ayant de ce fait une merveilleuse vue sur Tower Bridge. C'est à ce moment-là, bien entendu, que la batterie de ma caméra a commencé à me lâcher, me laissant peu d'espoir de réussir à prendre une photo de la bus sur Tower Bridge ou encore de la Tower of London. Et bien entendu, j'avais oublié mes nombreuses piles de rechange dans notre chambre à l'hostel !


Tower Bridge et le Belfast

À partir de ce moment-là, j'ai commencé à tout manquer, occupée que j'étais à essayer de faire ouvrir ma caméra assez longtemps pour prendre une foutue photo ! Mais ce ne fût pas en vain: j'ai réussi à prendre cette photo, avant que mes piles ne déclarent définitivement forfait !


Nous sommes descendues de l'autobus peu avant la fin du trajet, c'est-à-dire à Tower Hill, d'où le tour de bateau de croisière gratuit partait. Mais nous avions envie de pipi à mourir, il commençait à faire froid et nous avions de nouveau très faim, alors il fallait satisfaire ces besoins primaires avant de partir... Ça a bien failli gâcher notre fin de journée.

À suivre !

jeudi 24 juin 2010

l'Australian War Memorial et le Harrods

Après avoir visité la Wellington Arch, nous avons marché dans les rues de Londres sans but réel. Ce qui est merveilleux, quand on ne marche pas vers une destination en particulier, c'est qu'on fait souvent de belles découvertes, inconnues des touristes.
Cette fois-ci, notre marche nous a fait aboutir dans un riche quartier résidentiel de Londres. Les appartements étaient de toute évidence très luxueux, avec leurs grandes portes de bois massif noir, leurs immenses poignées dorées ou argentées, les arbustes taillés en forme de sphère parfaite et les fleurs donnant un joli aspect aux balcons. Ces balcons, d'ailleurs, me faisaient rêver... à une bonne tasse de thé. Ben quoi ? C'est ce que j'imagine faire les riches femmes d'hommes d'affaires entre deux parties de bridge ! Ce n'est pas du tout une vie pour moi, de rester dans un minuscule appartement en pleine ville, aussi chic soit-il. Mais je dois avouer que je m'imaginais bien prendre une bonne de tasse de thé au petit matin tout en lisant le journal !


Mais avant d'arriver dans ce quartier où les bonnes passaient l'aspirateur devant les fenêtres et où les voitures de luxe étaient laissées sans crainte dans les rues, nous nous sommes arrêtées s'asseoir devant l'Australian War Memorial, non loin de Wellington Arch. En cette première journée complète de visites touristiques, nous n'étions pas encore habituées de marcher toute la journée, et mon mal de pieds commençait sérieusement à prendre trop de place dans mon esprit, m'empêchant de pleinement apprécier ce qui m'entourait. Et je ne parle même pas du soleil qui me brûlait la peau !


Détails du memorial

Nous nous sommes donc assises devant cet imposant memorial où l'eau coulait tranquillement contre les parois. Nous nous sommes rafraîchies en saisissant un peu d'eau au vol, tout en observant les nombreuses écritures sur les pierres. Ces écritures représentent tous les noms de batailles auxquelles des Australiens ont participé au cours de la Première et de la Deuxième Guerre Mondiale. Tous ces noms sont gravés dans d'énormes pierres de granite australien disposées en demi-cercle.


Cette photo n'est bien entendu pas de moi, avec ces feuilles d'automne, mais comme je n'avais pas de photo avec une vue d'ensemble du monument, j'en ai trouvé une sur Google pour vous montrer.

J'ai beaucoup aimé ce monument, même si à ce moment-là, je ne savais pas qu'est-ce que les noms sur la pierre représentaient. Nous y sommes restées une bonne quinzaine de minutes, le temps de reposer nos pieds et de mettre de la crème solaire (même si le mal était déjà fait ! J'étais déjà rouge comme un homard).

Après, nous avons fait cette marche dans les quartiers résidentiels dont j'ai déjà parlé. Puis, à un moment donné, en jetant un oeil sur sa carte, Stacia s'est aperçue que nous n'étions pas très loin du fameux Harrods, où elle rêvait d'aller. La rue qui y menait était bondée de boutiques ultra-chic où de nombreuses femmes n'hésitaient pas à flamber leur argent. Plusieurs femmes portaient des chaussures ultra-chères, mais aussi ultra-inconfortables et ne paraissaient même pas en souffrir. Elles doivent avoir des années d'expérience ! Moi qui me plaignais d'avoir mal aux pieds dans mes tongs... Je sentais que je faisais pitié, avec mes guenilles de voyage au milieu de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui, j'en suis sûre, paraissent toujours très bien, de jour comme de nuit, malade ou en pleine santé.


Le Harrods

Ça ne nous a pas empêché d'entrer dans le Harrods, même si j'étais très inconfortable. En matière de mode, je suis une inculte, et sincèrement, les vêtements qu'on vendait dans ce magasin me semblaient aucunement différent de ceux qu'on achète tous les jours. Mais je savais, au regard que nous portaient certains vendeurs, qu'eux savaient bien qu'on ne portait pas des vêtements griffés ! Heureusement, ils sont de toute évidence habitués de voir les touristes déambuler dans le magasin et "snicker" leur stock. Ça a même un avantage: ils ne vous harcèlent pas pour vous vendre une sacoche à 350$ !
Le Harrods est un immense magasin à rayons de luxe de sept étages. C'est le plus grand magasin de la ville de Londres, et on y vend de tout, de l'épicerie fine aux vêtements griffés en passant par les parfums et les bijoux. Pour vous donner une idée de l'importance de ce magasin, il comporte plus de 3500 employés ! Et toutes les portes sont bien gardées... Pas la peine de tenter de jouer aux pickpockets, vous être foutus d'avance !
Malheureusement, n'étant pas une magasineuse et ayant très faim, au point que mes jambes en tremblaient, j'ai été incapable d'apprécier cette visite. J'avais juste hâte de sortir pour qu'on aille finalement manger une bouchée avant que je ne m'évanouisse...

À suivre !

Pour plus d'informations sur l'Australian War Memorial, cliquez ici.
Et pour en apprendre plus sur Harrods, c'est par ici !

Wellington Arch


Nous pensions visiter Apsley House en sortant de la Queen's Gallery, mais en passant devant la Wellington Arch, nous avons décidé de voir si on pouvait la visiter avec notre London Pass. Comme celle-ci était acceptée, nous sommes montées en haut de l'arc et le temps de redescendre, nous avions oublié nos plans de se rendre là-bas.
Wellington Arch est un arc similaire à l'arc de Triomphe à Paris, mais en plus petit. Il est situé près de Hyde Park et date de 1826. Il a été construit pour commémorer les victoires de la Grande-Bretagne durant les guerres napoléoniennes.
Lors de la visite de l'arc, on vous fait monter au sommet dans un ascenseur et on vous fait redescendre par les escaliers qui sont très étroites. La vue du sommet de l'arc est très belle, même si on est pas suffisament haut pour avoir vue par-dessus les bâtiments et les arbres environnants.
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La vue du haut de la Wellington Arch
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Bref, si vous passez à Londres et que vous avez du temps et surtout si vous avez la London Pass, je vous recommande d'y aller, mais je ne crois pas que ça vaille la peine de payer pour monter au sommet. Mais c'est mon avis, vous en ferez bien ce que vous voudrez !
L'article de Wikipédia sur l'arc de Wellington se trouve ici.