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samedi 25 janvier 2014

Dernier souper à Paris

C'est à pied, sans même prendre le métro que nous sommes retournées à notre auberge de jeunesse dans le 14e arrondissement. Une longue marche qui s'est révélée drôlement plaisante malgré le froid et nos pieds meurtris.
 
Un adieu à Notre-Dame de Paris et à la Seine
 
Durant cette balade, nous avons fait un crochet par Notre-Dame-de-Paris, afin de la saluer une dernière fois, puis nous avons arrêté à l'épicerie pour faire provision de pain baguette, de vin et de fromages pour la fin de soirée. Comment mieux célébrer la fin d'un voyage à Paris qu'en mangeant comme les Français ?
Nous nous sommes donc fait un véritable festin que nous avons dégusté dans la salle à manger de l'auberge, où, ironiquement, une murale rappelait immanquablement Londres et l'Écosse. C'est d'ailleurs la dernière photo que j'ai prise : celle d'un joueur de cornemuse et d'un soldat anglais devant des icônes de Londres : un double deck bus, le Tower Bridge et une boîte aux lettres... Quelle ironie !

 
 
Puisque nous avions mangé jusqu'à plus faim et qu'il nous restait encore pas mal de pain et de fromage (le vin, on l'avait bu, bien sûr...), nous avons décidé de faire un bon geste et d'aller le donner aux sans-abri devant lesquels nous étions souvent passé. Et là, nous avons constaté que c'étaient de véritables sans-abris : ils nous ont remercié avec effusion. Quelle belle fin à un voyage aussi extraordinaire ! Le genre de voyage qui te convainc de continuer à parcourir le monde.

Une surprise inattendue

En sortant du café, nous pensions que notre journée était terminée, qu'il ne nous restait plus qu'à aller à l'épicerie pour s'acheter un petit quelque chose à manger avant de retourner à l'auberge de jeunesse.
 
En route, une nouvelle averse nous a forcé à nous abriter. Il se trouvait que l'une des seules boutiques ouvertes à ce moment-là était une magnifique boutique de thés et de cafés. Heureux hasard que cet arrêt forcé, car je suis à la fois une grande amatrice de thés et de cafés.
 
Lorsque nous sommes ressorties de la boutique, la pluie avait cessé.  Comme pour nous rappeler que la chance nous avait favorisé tout au long de notre voyage, le chemin du retour vers l'auberge de jeunesse passait devant la Tour Eiffel. Nous avions depuis le début du voyage convenu que nous ne la monterions pas, ayant entendu parler maintes fois de la longueur interminable des files. Pourtant, suite à la dernière averse glaciale, les touristes avaient de nouveau déserté la ville, et il n'y avait plus du tout d'attente pour gravir la tour.
 
Vue sur le Champ de Mars

Nous nous sommes dit, pourquoi pas ? C'est donc sans attendre une seconde que nous avons pris l'ascenseur jusqu'au sommet. En haut, à peine une quinzaine de personnes. Bien sûr, suite à l'averse, la vue était moins élargie qu'à l'habitude, mais qu'importe? C'était réellement une belle surprise, le genre de surprise qui te fait sentir privilégiée.
 
 
Le plus drôle, c'est que lorsque nous avons dit au revoir à  Patricia et Stéphanie à l'auberge de jeunesse le lendemain matin, nous avons appris qu'elles avaient aussi négligé leur résolution et avaient également gravi la tour...

vendredi 24 janvier 2014

Café dans le 7e arrondissement

Voyez comme les touristes étaient disparus comme par magie après l'averse! C'était tout à fait euphorisant de sentir que nous avions Paris pour nous seules ou presque... Comme prévu, nous sommes donc passées près des palais, mais comme nous commencions à être complètement transies par le froid, nous devions de toute urgence trouver un endroit où nous réchauffer.
 
L'un des deux Palais, je ne me souviens plus lequel.
Le hasard de nos pas nous ont mené dans un café du 7e arrondissement que l'on aurait mieux imaginé en Angleterre qu'à Paris. Cet endroit, qui portait l'appellation de café faisait plus penser à un pub avec son assortiment d'alcools variés et son téléviseur qui transmettait une partie de soccer. Sa clientèle était principalement constitués d'hommes seuls et assez âgés. Nous nous sentions pas vraiment à notre place, mais peu importe ! Nous en étions à nos dernières heures en Europe, autant en profiter au maximum ! D'ailleurs, le propriétaire de l'endroit était fort sympathique, ce qui est toujours étonnant à Paris...
Nous hésitions toute deux entre le café réconfortant et une bonne pinte de bière pour célébrer la fin du voyage. Nous étions toutefois tellement gelées que nous avons opté pour un bon café alcoolisé, ce qui ne nous a pas empêché de fêter et de nous rappeler les meilleurs moments du voyage: sortir du métro à Londres pour la première fois et découvrir St.Paul's devant nos yeux, arriver à Édimbourg au milieu de la nuit et parcourir ses rues étroites à la faible lueur des lampadaires, les arrêts imprévus et coup de cœur de notre tour en Écosse, notre soirée dans un pub de Kyleakin sur l'île de Skye et le soleil de «presque» minuit, la vue époustouflante de l'Old Man of Storr, et, plus récemment, la rencontre de nos amies respectives à Paris, la découverte du cimetière du Père-Lachaise, de Sacré-Coeur de Montmartre et notre course sous les Champs-Élysées... Quel merveilleux voyage ! Et ce n'était pas tout à fait terminé encore, comme vous le verrez bientôt.

Les Champs-Élysées

Après le Louvres, nous nous sommes retrouvées un peu par hasard aux Champs-Élysées en passant par le jardin des Tuileries alors que nous cherchions à la fois un chemin vers les petit et grand palais et un restaurant.

Moi et Stacia au jardin des Tuileries. N'avons-nous pas l'air heureuses ?
Alors que nous passions au travers de cet endroit célèbre, une averse de pluie plutôt violente s'est abattue sur nous. Je ne sais pas pourquoi, mais cela a déclenché notre hilarité. Nous sautillions sous la pluie comme des petites filles en chantant : «Oh, Champs-Élysées... Oh Champs-Élysées ! Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit... ».
Plus drôle encore, comme il n'y avait pas de restaurant ou d'endroit où s'abriter près, nous nous sommes commandé une crêpe dans un stand et nous l'avons mangé en tentant en vain de nous abriter sous un arbre.  Ce moment, qui pourtant en aurait abattu plus d'un, demeure l'un de mes souvenirs favori de mon voyage à Paris. Quand j'y repense, j'ai toujours un petit sourire niais sur le visage, comme en ce moment.
Pris alors que l'averse venait de se calmer un peu, avant de repartir de plus belle...
C'est ça le voyage : l'imprévu. Comme on ne peut pas toujours tout prévoir, il faut savoir vivre avec et faire preuve d'humour. Ainsi, alors que nous étions de plus en plus détrempées et transies de froid sous cette averse du début de juin, les touristes s'enfuyaient tranquillement, nous laissant la ville à nous seules ou presque ! Ce fut merveilleux.

mardi 21 janvier 2014

Le musée du Louvres

À partir du moment où notre groupe s'est séparé en deux, Stacia et moi avons repris nos bonnes vieilles habitudes. Nous avons marché (et vite) d'un endroit à l'autre.
Le musée du Louvres
Le premier endroit où nous nous sommes rendues est le musée du Louvres. Malheureusement, comme l'heure de fermeture approchait dangereusement et comme de toute façon il nous restait beaucoup d'endroits à voir, nous avons décidé de nous contenter de nous promener aux alentours et d'observer le musée ainsi que ses fameuses pyramides controversées.
 
 
C'est à ce moment-là de la journée que l'euphorie nous a pris. Malgré la fatigue qui se ressentait de plus en plus dans nos pieds, nous avions presque l'impression de voler d'un endroit à l'autre.
 
 
Nous faisions une rétrospective de notre voyage et nous nous disions comment il avait été merveilleux et combien nous ne regrettions rien, même pas d'avoir eu si peu de temps à Paris. La fin du voyage arrivait à point, et pourtant nous voulions continuer d'assimiler autant de choses que possible, de profiter de nos dernières heures autant que possible. Nous avons donc poursuivi notre course jusque tard dans la soirée, malgré le temps maussade et les averses qui nous tombaient dessus. 
 

dimanche 19 janvier 2014

La Sainte-Chapelle

Une nouvelle preuve que les plus belles surprises proviennent souvent de ce que l'on ne planifie pas en voyage : la Sainte-Chapelle. Personnellement, je ne savais même pas qu'elle existait, mais quand on a vu la longueur de la file qui attendait pour la visiter, nous nous sommes dit que ça en valait probablement le coup malgré le fait qu'il fallait payer pour entrer.
 
 
Nous avons donc «perdu» une bonne partie de l'après-midi dans cette file interminable qui a failli nous faire abandonner plus d'une fois. Nous avons pourtant tenu bon, car Stéphanie, qui étudiait alors l'histoire de l'art, tenait absolument à visiter l'endroit.
 
 
Notre patience fut récompensée par la beauté des grands vitraux qui couvraient presque tous les côtés de la chapelle. Ils étaient proprement incroyables, tant par leurs couleurs que par leurs détails. La lumière qui pénétrait la chapelle était tout aussi irréaliste. Et, le mieux, c'était que c'est un endroit où il était permis de prendre des photos, contrairement à la plupart des églises et cathédrales. 
Quelques détails des vitraux
Malheureusement, au moment de mon passage, de nombreux vitraux étaient en cours de restauration. Ceux qui n'étaient pas restaurés étaient beaucoup plus ternes, ce qui donnait une lumière inégale à l'intérieur de la chapelle. Ceux qui auront la chance de visiter l'endroit une fois sa restauration complètement terminée seront bien chanceux.
Après la visite, je n'avais aucun regret d'avoir patienté pour voir l'endroit malgré l'heure avancée. Ce n'était pourtant pas le cas de Stacia, qui commençait à bouillir d'impatience vu le nombre d'endroits à voir et le peu de temps restant. De leur côté, Stéphanie et Patricia avaient envie de prendre leur temps. Nous avons donc décidé de nous séparer en deux pour le restant de la journée afin de permettre à Stacia et à moi de poursuivre notre visite.
 

vendredi 17 janvier 2014

Notre-Dame de Paris

Après le lunch devant l'hôtel de ville, nous avons traversé la Seine et nous nous sommes retrouvées devant Notre-Dame de Paris. Un autre de ces monuments parisiens que j'avais vu mille fois sans le voir en vrai.
La Seine
Ça m'a fait une drôle d'impression de voir la célèbre cathédrale. Comme souvent quand on voit des photos d'un endroit ou qu'on l'a vu à la télévision maintes fois, j'ai eu l'impression qu'elle était petite. Beaucoup plus petite que je ne l'imaginais en tout cas. Et pourtant, je peinais à la prendre au complet en photo... Elle ne devait donc pas être si petite !
La célèbre devanture de Notre-Dame de Paris
Comme la majorité des gens qui étaient là, j'ai fait la file pour en visiter l'intérieur. Je n'ai malheureusement pas été très impressionnée, sans doute parce que je ne m'y connais très peu en histoire de l'art et en architecture. J'ai par contre été fascinée par les nombreuses sculptures de personnages religieux importants qui formaient l'arche de la porte principale. Tant de travail, tant de détails pour un seul bâtiment rend muet d'admiration. Aujourd'hui, avec la technologie et l'importance de l'économie de nos sociétés, on se précipite pour construire le plus possible en le moins de temps possible. Au Moyen Âge, c'était le contraire. On prenait tout le temps qu'il fallait pour faire de chaque bâtiment (religieux en particulier) une véritable œuvre d'art. Notre-Dame de Paris était particulièrement riche en détails pour moi après ceux que j'avais vu à Londres.
 
Les sculptures qui ornent l'entrée principale de la cathédrale
 
Mais je n'avais que peu de temps pour m'arrêter à ces détails. J'avais trois amies qui trépignaient d'impatience. En effet, la journée avançait terriblement, et il restait tant de choses à voir encore... C'est pourquoi je n'ai pas vraiment compris pourquoi nous avons passé l'heure suivante à faire les boutiques de souvenirs...

jeudi 16 janvier 2014

Hôtel de ville et Roland Garros

Puisque nous n'avions pas le choix (ou puisque Stacia ne nous avait pas laissé le choix, en partant du cimetière du Père-Lachaise comme nous l'apprendrions quelques minutes plus tard), nous avons poursuivi notre visite de Paris et pris le métro jusqu'à l'Hôtel de ville de Paris.
 
 
 
L'édifice en tant que tel ne m'a que peu impressionnée, tant à mes yeux il ressemblait à de nombreux autres bâtiments parisiens. Il comportait néanmoins quelques détails architecturaux intéressants, comme vous pouvez le voir sur la photo suivante : 

 
Ce qui était plus inattendu pour moi, c'était de me trouver à Paris en même temps que le fameux tournoi de tennis français, le Roland Garros. Sur place, des joueurs étaient en train de jouer, en plein centre-ville !

 
Toutefois, la vraie bonne surprise, ce fût de retrouver Stacia au même endroit. De tous les endroits où elle aurait pu décider d'aller à Paris, elle avait aussi choisi de venir à l'Hôtel de ville comme prochaine destination ! Sur ces retrouvailles qui  furent décidément un soulagement pour la voyageuse inexpérimentée que j'étais alors, nous avons cassé la croûte en observant les pigeons et repris notre visite de la ville.

mardi 14 janvier 2014

Le cimetière du Père-Lachaise

Le lendemain, c'était le dernier jour complet de notre séjour en Europe. Nous n'avions plus qu'une journée pour voir autant de choses que possible dans Paris. En même temps, la fatigue accumulée du voyage commençait à se ressentir dans notre motivation. Nous étions donc tiraillées entre notre envie de tout voir et celle de prendre une journée un peu plus calme.
 
L'une des nombreuses belles allées du cimetière
Les quatre ensemble, nous nous sommes assises autour de notre déjeuner et avons tenté de faire un plan. Comme cela semblait impossible, nous avons résolu de débuter notre journée au cimetière du Père-Lachaise, où Stéphanie espérait trouver la tombe d'Édith Piaf et d'autres artistes français célèbres. Ensuite, nous irions là où le vent nous amènerait. Comme tout le monde semblait s'entendre sur cette première destination, j'ai accepté d'y aller même si je n'avais en toute honnêteté jamais entendu parler de ce fameux cimetière.
 
Lafontaine, l'auteur des célèbres fables ?
Eugène Delacroix
Alors, quelle belle surprise ce fût de découvrir ce grand, que dis-je, ce gigantesque cimetière aux allées bordées d'arbres et aux tombes ô combien plus belles et sophistiquées que celles de nos cimetières nord-américains ! Je me suis laissée prendre au jeu de parcourir les nombreuses allées à la recherche des tombes de gens célèbres et encore plus à celui de lire les noms de familles plus drôles les uns que les autres.
 
 
 
On sait comment ils ont pu se payer une sépulture dans ce fameux cimetière !
Eux, on se le demande...
 
... Quant à eux, ils n'ont pas dû avoir recours à des moyens très honnêtes...
Pauvre eux !
 
Un nom de famille dans la thématique !
 
Finalement, c'est l'avant-midi au complet que nous avons passé là-bas, si fascinées par l'endroit qu'aucune de nous trois ne s'est aperçue que Stacia n'était plus avec nous ! La panique nous a  saisi. Nous avons parcouru le cimetière de long en large à sa recherche, sans succès. À bout de recours, nous avons donc dû poursuivre notre visite de la ville et espérer la recroiser plus tard, ce qui s'est produit, par le plus grand des hasards, à l'Hôtel de ville.

dimanche 18 août 2013

Une petite crêpe et un café

Comme je l'ai mentionné auparavant, après Sacré-Coeur de Montmartre, nous étions affamés. Mais l'endroit étant particulièrement touristique, les restaurants étaient plus chers et donc hors de notre budget. 
Nous avons donc repris le métro vers mon auberge de jeunesse et nous avons trouvé par hasard un stand de crêpes. Car, contrairement à bien des pays qui vendent des hot-dogs dans leurs stands, la France (ou du moins Paris, car je n'ai pas visité le reste du pays) vend des crêpes. J'ai pris un classique (le jambon fromage) qui s'est révélé particulièrement satisfaisant. Admettons simplement qu'après, je n'avais plus faim.
Après ce repas sur le pouce, il ne restait presque plus de temps avant que Gerja et Henry ne reprennent le train. Nous nous sommes donc assis un moment dans le parc face à mon auberge de jeunesse et nous avons discuté de choses et d'autres.
Henry nous a proposé d'aller chercher un café au McDonald's qu'il avait vu au coin de la rue. C'est ainsi que j'ai découvert à mon plus grand étonnement que même les McDonald's avait des variations d'un pays à l'autre. En effet, le café était à la mode européenne, c'est-à-dire avec de la mousse sur le dessus, ce que j'aime beaucoup. 
Après cela, il était temps de se dire au revoir, et Gerja et moi nous sommes répété nos invitations à venir visiter nos pays respectifs un jour. Malheureusement, cela ne s'est pas encore réalisé, mais nous en parlons encore régulièrement.
Ma soirée a été tranquille puisque les filles n'étaient pas encore arrivées de leur périple au moulin rouge. J'en ai profité pour aller sur Internet et pour lire tranquillement. Même quand on est en voyage, on apprécie les choses du quotidien une fois de temps en temps ! 

jeudi 15 août 2013

Sacré-Coeur de Montmartre

À la Gare du Nord, j'ai rencontré Henry, le sympathique copain de Gerja. Ensemble, ils m'ont demandé où je souhaitais aller, mais n'ayant pas effectué de recherches sur Paris avant mon départ, je n'avais qu'une connaissance limitée des endroits à visiter dans la ville. Comme ce n'était pas leur première fois à Paris, je leur ai répondu de me guider vers leur endroit favori.
Ils m'ont proposé Sacré-Coeur de Montmartre, qu'à ma grande honte, je ne connaissais pas. C'est peut-être justement en raison de mon ignorance que j'ai tant aimé déambuler dans les rues où les artistes, les touristes et les cafés se disputent l'espace disponible.
J'ai aussi adoré Sacré-Coeur en tant que tel, avec ses tours qui n'étaient pas sans me rappeler le Taj Mahal ou même le palais à Moscou. Je dois sans doute paraître totalement inculte de comparer ces endroits ensemble, mais il n'en demeure pas moins que j'ai trouvé à cet endroit une grande différence d'avec les autres monuments parisiens. Ses courbes me rappelaient l'Orient.


Mais ce que j'ai surtout apprécié de Sacré-Coeur, c'est la vue sur la ville, qui est magnifique et étendue. Pas étonnant, il faut en monter des escaliers pour se rendre là ! 


Comme il fallait payer pour aller dans la tour et que la vue me contentait déjà, seul Henry est monté en haut, me rapportant ainsi cette magnifique photo de la vue : 


Pendant ce temps, j'ai regardé les prouesses d'un animateur de rues qui faisait des tours avec son ballon de soccer. C'était époustouflant tout ce qu'il pouvait faire avec un simple ballon ! D'ailleurs, les touristes étaient attroupés partout autour de lui !
Nous sommes restés là un long moment, à discuter et à admirer la vue, avant de nous décider à partir. On a beau aimer un endroit, quand on a faim, il faut se nourrir !



mercredi 14 août 2013

Tour Eiffel et champ de mars

C'est un peu par hasard que notre promenade nous a amené à la Tour Eiffel. On a beau l'avoir vu des milliers de fois dans les photos, les vidéos et les films, mais ça demeure tout de même un sentiment spécial que de la voir en vrai pour la première fois.
À ce moment-là, nous n'avions pas envie d'aller en haut, d'abord parce qu'il y avait une file interminable, ensuite parce que nous commencions à avoir faim. Nous avons donc mangé notre lunch sur un banc dans le Champ de Mars, tout en admirant à la fois la tour et les touristes qui bombardaient la tour de leurs photos.
À mon propre découragement, je n'ai pas fait exception, car qui diable se rend à Paris et ne prend pas de photo de lui-même devant l'icône de la ville, voire du pays ?

Moi devant la Tour Eiffel

Les jardins du Luxembourg

À ce moment-là, il faisait plutôt frisquet et nous avions envie de s'arrêter un moment dans un café parisien afin de déguster une bonne boisson chaude. Certaines d'entre nous ont opté pour le bon vieux café (dont moi... on ne déroge pas si facilement de ses mauvaises habitudes), alors que d'autres ont plutôt décidé de déguster un bon chocolat chaud.
Quelque peu revigorées suite à nos boissons, nous avons repris notre balade qui nous a amené cette fois-ci dans les jardins du Luxembourg.
Si je n'ai nullement été surprise par les arbres parfaitement taillées et les parterres de fleurs espacés, si contraires aux jardins de Londres, j'ai été estomaquée de voir de grands palmiers en plein Paris !



Il y avait aussi de belles fontaines, dont ces deux-là :




Gerja et moi avons discuté un bon moment tandis que les autres s'appliquaient à visiter les jardins plus en profondeur. Quant à moi, j'ai plus ou moins aimé l'ambiance de l'endroit. J'ai de loin préféré les couleurs et le naturel des jardins de Londres. Mais tout est question de goût...
Gerja et moi avons pris la décision de nous séparer du groupe pour un moment. De toute façon, son copain arrivait à la gare du Nord dans quelques temps et elle souhaitait que nous visitions la ville de notre côté afin d'avoir l'occasion de mieux parler ensemble.
C'est donc ce que nous avons fait, aussitôt que nous avons réussi à avertir les filles. 

mardi 18 juin 2013

L'école militaire et le dôme des Invalides

Sur notre route vers la tour Eiffel et le champ de mars, nous sommes passées par l'école militaire et le dôme des invalides, tout près. Si les filles qui m'accompagnaient ont semblé enthousiasmées par l'endroit, il m'a laissé plutôt indifférente. Son histoire est pourtant assez intéressante : Louis XIV a inauguré l'endroit pour accueillir les invalides de ses armées. Peut-être était-ce la fatigue du voyage qui commençait à entrer ? J'ai néanmoins pris quelques photos de l'endroit, dont celle de notre groupe qui est l'une de mes préférées : 

Patricia, Stéphanie, moi et Gerja devant le dôme des Invalides

Bâtiments de l'école militaire



Arc de Triomphe

De façon générale, Stacia et moi avons été extrêmement chanceuses au cours de notre voyage en Europe. Nous avons eu du beau temps presque tout le temps (alors que nous étions en Grande-Bretagne pour la plus longue partie du voyage, je le rappelle...) excepté à Paris, nous n'avons eu aucun pépin majeur, nous avons vu des tonnes de paysages merveilleux et visité plein d'endroits intéressants. Mais s'il est une chose pour laquelle nous n'avons pas été chanceuses, c'est bien pour les échafauds.
Oui, les échafauds. Ils étaient partout, sur presque toutes les icônes de Londres et de Paris que nous désirions photographier. Comme si les deux villes s'étaient entendues pour tout rénover pendant notre visite. L'Arc de triomphe ne faisait pas exception. 
Les échafauds de l'Arc de triomphe, pour faire changement...
De toute façon même si l'arc avait quelques beaux détails architecturaux (comme presque tous les bâtiments de la ville...), ce n'est pas ce qui m'a le plus impressionné lors de cette visite.
Ce sont... les embouteillages autour, bien entendu ! Une chose est certaine : je ne veux jamais me retrouver au volant d'une voiture à Paris, et encore moins autour de l'Arc de Triomphe. C'est définitif. Alors que la majorité des québécois se grattent la tête à la vue d'un simple carrefour giratoire, les Parisiens tournent autour de l'arc et se retrouvent au beau milieu d'un tourbillon dont ils ne savent pas trop quand ils sortiront... Imaginez un Québécois là-dedans maintenant
!
Ouf... Ce simple spectacle m'a divertie pendant la quinzaine de minutes que nous avons passée là. Puis, nous nous avons quitté l'Arc pour un icône non moins célèbre : la tour Eiffel.

Rencontre de Gerja

En ce premier matin de notre visite de Paris, nous avons fait la grasse matinée puisque nous ne devions rencontrer ma correspondante Gerja qu'à dix heures, ce qui était tard par rapport à notre horaire depuis le début du voyage. Je dois avouer que ça a fait du bien, même si j'étais angoissée à l'idée de la rencontrer. 
Vous savez, tous ces et si ? Et si je ne la comprenais pas ? Et si elle ne venait pas ? Et si nous n'avions rien à nous dire ? Mais surtout: et si nous ne nous entendions pas aussi bien en réalité que virtuellement parlant ? À ce moment-là, je n'avais rencontré qu'une seule de mes correspondantes et je dois avouer que l'expérience ne s'était pas révélée très concluante. 
Pour meubler le temps libre dont nous disposions, Stacia, Patricia, Stéphanie et moi sommes allées à l'épicerie du coin faire quelques provisions pour la journée. Nous avions l'intention de faire un pique-nique quelque part afin de ne pas perdre trop du peu de temps dont nous disposions pour visiter la ville. 
Finalement, ma rencontre avec Gerja s'est bien déroulée. Bien entendu, nous étions un peu gênées au début, et nous avons dû nous habituer à nos accents respectifs, mais sinon règle générale, tout s'est bien passé.
Nous avons donc toutes les cinq pris le métro vers notre première destination de la journée : l'Arc de Triomphe. 

Notre groupe en cette première journée à Paris (de gauche à droite):
 Gerja, moi, Stéphanie, Patricia et Stacia

Passer du monde anglo-saxon à celui de la francophonie

La « vue » de mon auberge de jeunesse à Paris
Je n'aurais jamais cru, étant francophone, que le retour à la francophonie après moins de deux semaines pourrait être si éprouvant. Mais admettons-le, essayer de comprendre le métro parisien quand personne ne s'offre pour aider et que tu arrives de Londres ou tout est super bien organisé ainsi que de l'Écosse où les gens sont chaleureux, ça crée un choc.
Le temps était maussade, de même que notre humeur. Ça nous a pris un certain temps, ou plutôt un temps certain avant de se retrouver sur la carte du métro et de repérer la station qui menait à notre auberge de jeunesse dans le onzième arrondissement. 
Honnêtement, à ce moment là du voyage, je n'avais que le goût de trouver un bon lit pour dormir et me remettre de mes émotions. Heureusement, deux amies du Québec nous attendaient à l'auberge. Elles revenaient d'Amsterdam et avaient l'intention de visiter Paris avec nous deux.
Comme nous étions toutes les quatre très fatiguées, nous nous sommes contentées d'un souper léger dans un café du coin où nous avons été servis avec très peu de chaleur humaine (et encore, c'est un euphémisme).
Mon enthousiasme pour la ville lumière était d'ores et déjà très bas. L'avantage, c'est que mon enthousiasme ne pouvait qu'augmenter. Et une autre belle surprise m'attendait le lendemain : la rencontre de Gerja, ma correspondante hollandaise avec qui j'échangeais des courriels et des lettres depuis plusieurs années déjà.

samedi 12 juin 2010

Eurostar

Après l'épreuve des douanes anglaises, nous devions encore patienter longtemps avant le départ de notre train à 15h13. Nous avons donc décidé de s'acheter un sandwich au café à côté du terminus d'Eurostar. Je n'avais pas très faim, mais comme je n'avais pas encore réellement mangé de la journée et comme je ne savais pas trop quand serait notre prochain repas, je me suis un peu forcée, sans trop de succès.
Nous avons ensuite longuement attendu sur les bancs, peinant à ne pas s'endormir. Stacia et moi étions si épuisées que nous n'arrivions même plus à penser à parler. De plus, même si ça peut paraître ridicule, j'étais encore un peu traumatisée par les dames british. Je dois avouer qu'à ce moment-là, j'avais un peu peur de m'en aller dans des pays anglophones. Je pensais sincèrement que mon anglais était assez bon pour me débrouiller sans trop de mal, et à la première occasion, je me suis rendue compte que je ne comprenais strictement rien à l'accent british. Pourtant, je l'avais déjà entendu plusieurs fois auparavant ! Mais Stacia m'a expliqué que dans les films anglais que j'avais écoutés, l'accent était plus international. Même si on pouvait reconnaître qu'il s'agissait de l'accent de l'Angleterre, les acteurs doivent se forcer pour avoir une diction impeccable qui les rend plus compréhensibles pour la majorité des gens. J'étais donc déçue de ne pas comprendre et surtout blessée dans mon orgueil.
Une fois installée dans le train, j'étais dans un terrible dilemme: je regarde ou je dors ? J'adore regarder lorsque je voyage, même s'il n'y a rien à voir. Même lorsque je suis dans l'avion au-dessus des nuages, j'aime regarder, penser et tenter de réaliser que je suis dans un endroit où je ne suis jamais allée auparavant. Cette fois-ci, c'était ma première occasion de découvrir la campagne française et anglaise, mais j'étais terriblement fatiguée et je devais lutter pour garder mes yeux ouverts. Éventuellement, c'est mon cerveau qui a gagné. J'ai regardé quelques minutes avant de tomber endormie. Enfin presque. Comme je l'ai dit, je LUTTAIS pour me pas m'endormir. Alors, je me réveillais, regardais par la fenêtre quelques secondes, mes paupières devenaient lourdes, je cognais des clous et je m'endormais. Puis ça recommençait.
Ce que je peux dire du peu que j'ai pu voir du trajet, c'est que la campagne française et anglaise n'est pas si différente de la campagne que nous connaissons au Québec. Toutes les différences qui paraissent si évidentes de Google Earth ou de l'avion, par exemple la forme des terres et la grandeur des terrains, ne paraissent pas du tout au niveau du sol, ce qui a fait en sorte que je ne me sentais pas si loin de chez moi, après tout ! De plus, les arbres semblent être les mêmes, sauf qu'il n'y a pas d'épinettes et presque pas de conifères en général. Si ce n'était pas des maisons que l'on voyait parfois du train, j'aurais pu croire que nous étions toujours au Québec ! De plus, comme plusieurs Canadiens je pense, je m'étais imaginé qu'il n'y aurait presque pas de campagne, qu'il y aurait des villages et des villes partout. Je n'aurais pas pu avoir autant tort ! C'est à peine si nous avons croisé des villages sur notre trajet !
Je pense que ce qui m'a réellement empêchée de dormir sur mes deux oreilles au cours de ce voyage de train est le fait que je ne voulais surtout pas manquer le tunnel de la Manche. Ce train avançait à une vitesse de 300 km/h, et nous allions y passer 20 minutes, dans ce tunnel ! Je me demandais de quelle sorte de merveille d'ingénérie il pouvait s'agir ! J'ai appris plus tard que le train ralentissait à une vitesse de 160 km/h pour emprunter le tunnel de la Manche, mais il n'en demeure pas moins que c'est très impressionnant !
À un moment donné, notre train s'est arrêté, et on nous a annoncé qu'un train devant était tombé en panne et que nous ne savions pas quand nous pourrions redémarrer. Les passagers du train ont grinché, mais à vrai dire, Stacia et moi étions plutôt contentes puisque nous pourrions dormir un peu plus longtemps ! Finalement, le train a accumulé un retard de 45 minutes et a emprunté une autre voie pour contourner le train qui était tombé en panne.
Chaque fois que nous pénétrions dans un tunnel et que nous n'en sortions pas au bout de dix secondes, il y avait quelqu'un pour s'exclamer : « Ah ! nous y sommes enfin ! ». Puis nous en sortions et quelqu'un ricannait en disant quelque chose du genre: « Il n'était pas si long que ça, ce tunnel ! » ou « Il va encore plus vite que je le pensais, ce train ! ». S'il n'allait pas assez vite pour traverser la Manche en moins de trente secondes, il allait assez vite pour torturer nos tympans à chaque fois qu'il pénétrait un nouveau tunnel, en tout cas !
Et une fois passé le fameux tunnel de la Manche, ceux-ci ne manquaient pas ! On passait sans cesse d'un tunnel à l'autre et mes oreilles se bouchaient et se débouchaient sans cesse. Parfois, elles me faisaient si mal que je ne pouvais m'empêcher de presser mes mains contre celles-ci dans l'espoir ridicule de diminuer la douleur. Les habitués, eux, ne montraient absolument aucun signe de malaise et continuaient à bavarder comme si de rien était ! Je n'en croyais pas mes yeux !

St Pancras Station

Bref, nous sommes finalement arrivés à destination, c'est-à-dire au St. Pancras Station de Londres, avec plus de 45 minutes de retard et peu d'espoir d'avoir le temps de manger avant de rejoindre notre Jack the Ripper Tour. Des choix allaient déjà s'imposer à nous. Et ce n'était que le début d'une longue série !

À suivre !

Pour plus d'informations à propos de l'Eurostar et du tunnel de la Manche, je vous suggère de lire l'article de Wikipédia mis en lien ici.

vendredi 11 juin 2010

La Gare du Nord et les charmantes douanières anglaises

Quand nous sommes finalement arrivées à la Gare du Nord, il était... beaucoup trop tôt pour prendre notre train. Mais ne nous faisant plus très confiance en ce qui concerne notre habileté à trouver notre chemin dans la charmante ville de Paris, nous avons pensé qu'il vallait mieux trouver l'endroit où notre train partirait !
Ce qui était une bonne idée parce que la Gare du Nord est immense, et que, tout comme à l'aéroport, les indications et les kiosques d'informations pourraient être plus évidents à trouver et à utiliser !
Comme de belles imbéciles, nous descendons tout d'abord les escaliers, suivant la masse, pour nous retrouver à un endroit où il fallait valider quelque chose pour passer. On se dit que ça doit être nos billets de train, puisque nous sommes dans une gare ! Mais non ! Ça ne fonctionne pas ! On s'informe à une dame, très sympathique qui nous informe que c'est le métro, pas le train ! Ah bon ! On devait avoir l'air connes, nous, avec nos billets de train à s'archarner sur une machine qui valide des billets de métro ! hihi
On remonte donc les escaliers, cherchant un kiosque d'information inexistant ou des indications Eurorail cachées. On finit par trouver une pancarte cachée derrière un gros pot contenant une plante: Eurostar avec une flèche indiquant le niveau supérieur. Ah ! C'était donc bien évident ! On monte donc les escaliers, nous passons les douanes françaises pour nous retrouver (Oh non, maman, j'avais pas pensé à ça !) devant deux encore plus sympathiques douannières anglaises. Plus British que ça, on est assis devant la reine buvant un thé dans une petite tasse le petit doigt en l'air avec des scones.
Je marche donc extrêmement lentement en direction des dames anglaises en me disant: «MODE ANGLAIS, ISA, MODE ANGLAIS !!!». Mais apparemment, mon cerveau encore embrumé par le manque de sommeil, a refusé de se mettre en mode anglais. Je n'ai pas compris un maudit mot de ce que ma douanière me disait ou me demandait ! J'étais même pas capable de distinguer ses questions de ses commentaires ! J'ai entendu « passeport », alors j'ai donné mon passeport. Ensuite, j'ai rien compris et je la regardais avec un air idiot jusqu'à ce qu'elle me désigne quelque chose. Mais quoi ? Bonne question. Alors j'ai l'air encore plus idiote, lui désignant des choses que je vois dans la direction de son doigt telles que : le tapis, un poteau, etc. La femme soupire et moi j'ai le goût de pleurer quand j'aperçois finalement Stacia se diriger... vers une tablette où se trouvent des formulaires !
Je remplis donc mon formulaire tout en glissant un « Je comprends rien ! Au secours ! » à Stacia qui a elle-même du mal à comprendre sa douanière et son humour particulier. Nous retournons donc chacune à notre douanière avec notre formulaire dûment rempli, et horreur ! Elles se mettent à nous poser une nouvelle série de questions ! Pitié, Stacia, est-ce qu'on peut rester à Paris, finalement ! Les gens m'ont déjà l'air sympathiques en comparaisons de ces deux vieilles sorcières !
« sakmskldms purpose dsakdsajdaojsdosajds ?
- ???? Tourism
- dskjndsjandjsankdas
-What ?
-dskjndsjandjsankdas
-Sorry ?
-dskjndsjandjsankdas
- ?????
-(Soupir)
-You can go.
-Thanks ! » répondis-je, toute rouge et confuse.
À peu près au même moment, Stacia en termine avec sa douanière et me raconte son sarcasme tout anglais. Quand Stacia lui a mentionné que nous étions désolées, que nous étions un peu perdues, la douanière lui a répondu: « je vois ça » en gardant un sérieux à toute épreuve ! Ici, un petit sourire de compréhension aurait été apprécié, merci ! Mais des British, sourire ? Est-ce que ça se peut ? Que vont être mes deux semaines au Royaume-Uni ?
À suivre...

Charles de Gaulle, terminal 3

On m'avait dit que l'aéroport Charles de Gaulle était immense et qu'il n'était pas très facile de s'y retrouver. Et bien, ça dépend du terminal dans lequel tu arrives, apparemment !
Notre avion atterrissait au troisième terminal de l'aéroport, qui m'a semblé petit, vieux et désuet ! Pour commencer, il n'y avait même pas de passerelle entre l'avion et l'aéroport. Nous atterrissions au beau milieu de nulle part et nous devions nous nous entasser comme des sardines dans un autobus qui nous menait au terminal.
Nous avons bien entendu fait la file pour les douanes pendant un bon moment. Ma vessie me criait : « Vite, vite, ça presse ! ». Une chance, parce que je crois que sinon, je serai tombée endormie au beau milieu de la file. Une fois les douanes passées, je m'attendais à retrouver un aéroport un peu plus occupé, où ça bouge plus.
Mais non, il y avait un café, des toilettes (ouf !) et un kiosque d'information, où, en passant, il n'y avait personne pour nous informer. C'était le début pour Stacia et moi d'une aventure que je nommerais « Mais criss, on est imbéciles ou quoi ? ».
En effet, à Paris, nous étions toujours perdues et nous ne savions jamais où aller. Dans des endroits comme un aéroport ou une gare, on peut légitimement s'attendre à ce qu'il y ait des personnes pour nous informer sur le transport, non ? Pourtant, à Paris, à chaque fois que nous avions besoin d'une personne aimable pour nous renseigner, elle n'existait pas où alors elle était assez bien cachée pour qu'on ne la trouve pas ! Généralement, on finissait par trouver quelqu'un pour nous renseigner, mais en ce qui concerne la partie de l'amabilité, on pouvait toujours aller se faire voir ! Apparemment, la capacité à faire travailler les muscles de ses joues et de sa bouche n'est pas un critère pour sélectionner de nouveaux employés à Paris. Et comme c'était notre première fois en Europe, nous avions bien entendu tendance à surgénéraliser cette caractéristique à tous les Européens... Belle première impression ! Je me disais: « Ah ! mais c'est pour cela qu'ils nous trouvent tous si sympathiques, les Français qui viennent au Québec ! ».
Je ferais mieux de revenir au sujet, parce que je pourrais facilement m'étendre ici.
Nous étions donc finalement à l'aéroport, et nous nous sommes aperçues que, bon ! On avait aucune espèce d'idée de comment nous étions supposées aller à la Gare du Nord ! Tant pis: les toilettes et le café pressaient plus ! Je suis donc allée aux toilettes, faisant mes premières armes en matière de toilettes et de robinets européens, je me suis un peu rafraîchie et surtout, surtout, je me suis brossée les dents. Ça peut sembler un détail insignifiant pour vous, mais pour moi, c'est assez important pour que je le mentionne ici ! Ça m'a fait un bien fou, même si j'ai tout gâché en buvant un café tout de suite après.
En fait, ce n'était pas vraiment un café. Je regarde le menu et ils disent « café noisette ». Comme j'aime beaucoup le café à saveur de noisette, je le commande, et on me sert... un espresso noisette. À ce moment-là, j'ai pensé: « Ça fait juste 30 minutes que tu es arrivée, tu es toujours à l'aéroport et déjà tu es déjà déstabilisée par les changements. Bravo Isa ! »
Après avoir socialisé avec les petits moineaux qui me quêtaient de la nourriture, bu mon espresso excellent mais trop rapidement terminé pour me satisfaire et m'être brossée les dents (je le rementionne, parce que c'est vraiment important), nous étions prêtes à nous lancer dans notre grande aventure Européenne, même si nous ne réalisions nullement que nous étions en Europe (malgré tout ce que je viens de vous raconter, nous étions encore beaucoup trop dans les vapes pour réaliser que oui, nous étions bien en Europe, finalement !).
Seul problème: à part l'employé du café et quelques moineaux, il n'y a plus un chat dans le terminal !!! On se dirige vers le kiosque d'information qui dit « Information » et où il n'y a personne, on attend un bout en espérant qu'il va arriver quelqu'un, ce qui est arrivé au bout de quelques minutes.
À notre question: «Où est-ce qu'on va pour aller à la Gare du Nord ? », on nous répond, comme si c'était la chose la plus évidente au monde : « mais voyons, vous vous dirigez vers le train ! ». Ouais, mais il est où, le putain de train ? Il ne faut pas prendre le métro pour se rendre au train ? Ou alors on prend un train pour aller prendre un train ???
Du calme, Isa. Une étape à la fois. On sort, pour se rendre compte que des pancartes affichent un chemin à prendre pour rejoindre les transports en commun. On la suit, et on arrive à un endroit où il y a plein d'autobus. Mais le métro, il est où le métro ? On rentre dans un endroit où il est écrit « information » où une madame ultra sympathique (je suis sarcastique, au cas où vous ne l'auriez pas compris) nous répond : « Mais c'est le bus 350, voyons ! » Mais nous sommes si énervées que nous n'avons pas compris. Je retourne poser la question, toute gênée et riant un peu jaune, et elle répond sur un ton exaspéré: « Le bus 350 ! ». Je n'ose pas poser plus de questions, tellement elle avait l'air d'être irritée qu'on interrompe sa conversation avec une personne quelconque.
Pourtant, nous avons encore plein de questions ! Où est le métro ? Pourquoi on nous suggère la bus ? Où est cette satanée bus dans le tas ? Et où est-ce qu'il est écrit, premièrement, ce maudit numéro de bus ?
On trouve bien un bus 350, mais nulle part sur la carte ils n'indiquent qu'il s'arrête à la Gare du Nord. Il est là depuis dix minutes et personne n'est entré dedans. On se fie à madame sourire ou on essaie de trouver le métro ? Finalement, on hésite assez longtemps pour que le conducteur d'autobus ait le temps d'arriver !
On lui pose la question, et oui, il va bien à la Gare du Nord. Il nous demande de payer un certain prix, et fouillez moi pourquoi, on se ramasse chacune avec trois «tiquets» qu'il faut valider. Valider ???? Le conducteur nous désigne une drôle de machine. Nous le regardons, incertaines, jusqu'à ce qu'il nous fasse un signe désignant le geste à faire pour valider nos billets. Décidément, c'était la personne la plus sympathique que nous avions vu de toute la journée !
On s'asseoit dans le bus et on attend encore quelques minutes, le temps que le bus parte. Nous sommes finalement contentes d'être dans un bus, il est presque vide et nous allons pouvoir voir un peu Paris avant d'être à la Gare à attendre notre train.
En fait, nous avons pas vu grand chose, mais nous étions toutes impressionnées, la caméra à la main... et absolument rien à prendre en photo. Les gens nous regardaient d'un air excédé, l'air de se dire: «Encore ces maudits touristes ! ».
À suivre...